‹ Le roman réaliste au XVIIe siècleChapitre 178 sur 188 · L AGE CLASSIQUE · texte numérisé non relu

L AGE CLASSIQUE

dire ; elle-même, elle a eu Tidée, assez tard, d'en recueillir le meilleur en de petits volumes, auxquels elle a encore donné des suites : Conversations sur divers sujets, Conversations nouvelles, Conversations morales..,. « Il est impossible que cela ne soit bon, écrivait Mme de Sévigné, quand cela n'est point noyé dans son grand roman ^. » Gela même finit par passer, comme le reste ^ : Mlle de Scudéry avait été, ainsi que le remarque Sainte-Beuve, « une des institutrices de la société»; la, société n'a plus besoin maintenant de ses leçons.

Ainsi des deux genres romanesques qui, dans la période précédente, s'étaient développés côte à côte, avec un succès inégal, aucun ne répond plus tout à fait au goût nouveau. L'un s'est effacé, l'autre passe de mode. La tragédie, la comédie, pendant un temps assez long, les remplacent. Une littérature plus sérieuse achève de détourner les esprits d'un amusement frivole. Le roman recule au second plan.

Il s'en faut pourtant qu'il disparaisse. Mais, pendant cette seconde moitié du xvn^ siècle, tandis qu'ailleurs naissent de toute part les chefs-d'œuvre, dans une demi-obscurité il cherche des voies nouvelles.

Vain essai xi'abord de resserrer en un cadre infiniment plus modeste les généreuses galanteries, «les anatomies de cœurs amoureux», pour parler comme Madeleine de Scudéry. Des dix tomes de la Clélie cette « illustre demoiselle » passe sans transition à de courts romans en un seul volume : Mathilde d*Aguilar, Célanire ou la Promenade de Versailles.

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