Taris, 1633, ln-8, 220 p
commuB, ne s'aiment pas entre eux et n'attendent qu'une occasion de se nuire, n'y ayant point de « plus grande volupté dans les grandes maisons que de se débusquer l'un l'autre». Leurs discours empoisonnés ont bien le caractère spécial de bassesse propre aux personnes qu'a aigries et avilies une certaine forme de domesticité. L'ensemble donne une telle impression de vérité qu'on se demande si l'auteur de ces dialogues n'a pas, comme il l'affirme, «pratiqué lui-même une partie de ce qu'iV représente ^ », s'il n'a pas fureté autrefois pour son compte «derrière les tapisseries, dans les cabinets, antichambres et garde-robes». En tout cas, il écrit comme pourrait écrire un domestique, > platement, incorrectement, grossièrement : son libelle est ainsi un témoin curieux de la langue parlée à Paris dans la dernière classe ; mais il ne peut évidemment nous retenir, puisqu'on n'y ' saurait trouver ni valeur ni intention littéraires.
L'on aurait une idée incomplète du mouvement réaliste bourgeois qui commence à s'affirmer vers 1620 si on ne le suivait que dans les livres. A ce moment, comme en tant d'autres, la littérature et l'art évoluent parallèlement et réciproquement s'influencent.
Il serait aisé de montrer dans l'art si libre et si varié de la première moitié du xvii*^ siècle des contrastes presque aussi forts que dans la littérature du même temps.
Dans la peinture particulièrement ne voit-on pas s'opposer à la gravité la plus solennelle, aux