‹ Le roman réaliste au XVIIe siècleChapitre 61 sur 188 · Liv. II, p · texte numérisé non relu

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guement, il est vrai, il affecte d'introduire, « parmi des choses facétieuses, quantité de propos sérieux » et « quelques remontrances » capables « de toucher vivement les âmes ^)).

Ces ressemblances sont trop nombreuses pour être fortuites. On a bien l'impression qu'au moment où il écrivait la première partie de son livre Sorel avait un souvenir très présent de ces romans « vraisemblables et divertissants» des Espagnols, des Nouvelles de Cervantes, de Guzman, d'Obregon, qu'il a plusieurs fois cités avec éloges ^. Non seulement il a essayé de tracer après eux « un tableau naturel de la vie humaine ^ », mais il s'est '' constamment inspiré de leurprocédé ordinaire, qui est, comme on a vu, de traduire en exemples, en faits sensibles, les vices de la société ou les travers des individus.

Cela dit, il faut s'empresser de reconnaître que par ailleurs son effort reste original et personnel.

D'abord, soitpour suivre son propre goût, soit pour s'accommoder au goût de ses lecteurs, il s'est appliqué à relever la dignité du roman de mœurs en en prenant les personnages dans une condition plus haute. Beaucoup de ses contemporains, même de ceux qui ne se plaisaient pas aux héros « de mascarade» et aux «aventures chimériques», n'aimaiont guère s'arrêter trop longtemps à des his- 1 oires do « faquins ». Sans écarter les types, toujours amusants, de la bohème, il les a relégués au second plan, réservant le premier a des personnes bien nées, développant surtout l'existence d'un

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