‹ Le roman réaliste au XVIIe siècleChapitre 63 sur 188 · T. t, p. 182; t. II, p · texte numérisé non relu

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iï2 LE ROMAN RÉALISTE AU XVII® SIÈCLE.

faire valoir sa galanterie ; il aime les voluptés savantes et Tassaisonnement que la musique ajoute aux plaisirs ^. Sorel constate avec satisfaction que c'est là un héros « dont il n'y a point de déshonneur d'écrire les actions ni les discours». On peut penser qu'un tel sentiment ne s'accorde guère avec le vrai réalisme pour lequel il n'y a pas de hiérarchie de sujets. Il faut cependant reconnaître ici une intention intéressante de renouveler le roman picaresque en le transposant dans un autre milieu. Il faut avouer encore que cette idée a eu d'heureuses conséquences.

D'une part l'observation s'est ainsi portée sur des mondes assez variés, Francion se trouvant naturellement en rapport avec la bonne société, dans le train ordinaire de sa vie, et avec la mau- . vaise, lorsqu'une disgrâce l!y jette ou qu'il y cherche des amusements. Sur celle-là il n'a pas eu à faire beaucoup de remarques très nouvelles ; mais pour la jeune noblesse, que le roman n'avait jusque-là représentée que pour la flatter, il a été le premier à la peindre avec quelque vérité dans ses mœurs et dans son esprit.

D'autre part, le Francion a encore cet avantage sur les romans picaresques que le personnage principal est relativement sympathique par ce qu'il y a chez lui de distinction native et le reste encore dans ses faiblesses, qui ne sont pas des déchéances. Ajoutons qu'il a, sinon un caractère très complexe, au moins les éléments d'un caractère. On a vu que les romanciers espagnols ne se donnaient pas beaucoup de peine pour marquer l'individualité d'un Guzman ou d'un Obregon : un coquin ou

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