‹ Le roman réaliste au XVIIe siècleChapitre 65 sur 188 · T. II, p · texte numérisé non relu

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d'inconstance parce que, cherchant toujours la beauté parfaite, toujours elle lui échappe. S'il ne rencontrait pas Naïs, il aurait peut-être la fin d'un Don Juan mélancolique.

Ce gentilhomme, qui croit tenir de sa race « quelque chose de divin et' de céleste», trouve dans sa générosité naturelle, ce ressort des « créatures bien nées», le moyen de résister à des entraînements auxquels l'on cède autour de lui ^. Même, une fois ou deux, au cours de ses voyages, il se plaît à jouer le rôle de redresseur de torts 2. Ce principe de résistance et cette inclination au bien ne se trouvaient à aucun degré che? les picaros. Quoique souvent ballotté, comme eux, par la destinée, Francion ne s'abandonne jamais tout à fait à elle, et, tandis qu'eux ils s'abaissent généralement, de chuté en chute, lui, il semble que moralement il s'élève et mérite enfin son bonheur.

Les études de mœurs sont sans doute du Francion la partie la plus originale et la plus solide.

Lorsqu'il raconte dans les deux derniers livres les amusements de Rome et les fourberies qui s'y préparent, Sorel ne peut qu'inventer, ou s'inspirer soit de Guzman d^Alfarache, soit des récits des jeunes Français qui avaient fait le voyage. Mais Paris est son domaine. Quand il parle de la vie de Paris, il ne parle que de ce qu'il a vu, et de ce qu'il a fort bien observé, étant en excellente situation pour le faire.

Il nous apprend lui-même qu'il n'avait pas encore achevé ses études lorsqu'il a commencé à écrire son roman : « Voulant faire des histoires

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