La Hija de Celesiina, Saragosse, 1612, m
3. Relaciones de la vida del Escudero Marcos de Obregon, Madrid, 1618, in-4.
vie : de là un accent de vérité qui parfois impressionne.
UAlonso ^ de Jeronimo de Aleala Yaîiez n'est certes pas sans valeur, mais il n'a pas été traduit : on ne peut donc ici que le mentionner.
Un peu plus tard, le roman semble se détourner progressivement de ce qui est matière d'observation pour concentrer l'intérêt sur . l'artifice de plus en plus compliqué des fourberies. Cela est frappant surtout dans les œuvres de Castillo Solorzano et particulièrement dans cette Fouine de Séville 2, où il y a tant de jolies ruses, préparées de longue main, mais aussi tant d'invraisemblances, tant de procédés. On verra paraître encore en Espagne des ouvrages de quelque mérite, le Diable boiteux de Vêlez de Guevara, vif tableau des passions humaines que Lesage, comme on sait, a repris ; la Vie d' Estévanille Gonzalez, garçon de bonne humeur, autobiographie romancée d'un aventurier, qui a couru longtemps tous les chemins d'Europe, vu de près de grands personnages et de grands événements, recueilli beaucoup d'anecdotes curieuses et de singuliers traits de mœurs. Mais, avant même le milieu du xvii® siècle, le genre est visiblement sur son déclin. Solorzano, qui fut un auteur dramatique réputé, a contribué plus qu'un autre à le rapprocher de la comédie d'intrigue. Il perd en pittoresque, en vérité. Il se répète ; on s'en lasse.
Il faut faire une place à part aux œuvres de Quevedo, aux Nouvelles de Cervantes.
Le Buscon (/e/?«sécogum),quin'a paru qu'en 1626,
1. AlonsOf mozo de muchos amos [AlonsOj valet de beaucoup de maîtres], 1624-1626.