‹ Le roman réaliste au XVIIe siècleChapitre 80 sur 188 · Don QuichoUCy !!• partie, ch. lxvii · texte numérisé non relu

Don QuichoUCy !!• partie, ch. lxvii

LC ROMAN RÉAI.ISTK. 12

familiers : les environs de Paris et ce petit canton du pays de Brie où il avait son domaine de Souvigny ^. Rien de plus vague malheureusement que les indications de paysages.. Des prairies au bord de la Seine, des prairies au bord du Morin, un pont, un bouquet de vieux saules, une clairière, une fontaine, sur les collines d'alentour quelques maisons des champs et quelques gentilhommières : voilà à peu près tout le décor; il conviendrait aussi bien à n'importe quelle province française.

Dans ce roman qui se passe presque tout entier à la campagne, on chercherait très vainement un essai de représentation de la vie rustique. Les paysans sont grossiers, ignorants, superstitieux ; ils se nourrissent de noix ou de raisins, de lard ou de fromage : rien, ou à peu près, au delà de ces indications. Nous voilà loin, non seulement des Propos rustiques de Du Fail, mais des scènes villageoises de VHisloire de Francion ! De l'existence champêtre des dames et des gentilshommes Sorel ne nous suggère que le vide et l'oisiveté.

Sur les usages et les mœurs de Paris il n'ajoute à son autre livre que des renseignements de peu d'importance. C'est pourtant sa ville qui l'a toujours le mieux inspiré. La seule esquisse de caractère qu'on rencontre dans le Berger extravagant est celle d'un bourgeois parisien. C'est le « bonhomme Adrian », cousin de Lysis, qui veille sur lui quand ses affaires lui en laissent le loisir et qui fait tout ce qu'il peut pour le ramener dans le bon chemin. C'est un plaisir, au milieu de tant de discours extravagants, d'entendre sa parole simple et rude. Honnête marchand, qui ne sait « autre

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