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toutefois faire Tamour, car cela ne me plaît point, en quelque habit que ce soit ^....)) N'est-ce pas recommencer le rêve du pauvre Lysis, avec l'extravagance et l'amour en moins, bien entendu? Encore pour l'amour, est-il bien sûr que la princesse ait voulu si décidément l'écarter de son programme ? N'allait-elle pas bientôt montrer, avec un certain éclat, que son cœur n'était pas à ce point insensible?
Il s'en faut donc bien que le Berger extravagant ait été, comme Sorel se le promettait, « le tombeau des romans^), que, même pour un temps, il en ait interrompu la vogue. Pourtant on ne l'a pas oublié. Après le grand succès d'Amarillis, la pastorale de Du Ryer, Thomas Corneille a jugé opportun de tirer une comédie burlesque des premiers livres du roman, et illuia rendu, dans sa Préface, un hommage assez flattieur. Nous savons que Molière l'a lu et qu'il s'eii est souvenu, puisqu'il a tiré parti de quelques passages ^. Sans doute il avait trop de jugement, un sentiment trop vif des beautés de l'art pour approuver ce qu'il y avait d'étroitesse choquante dans la critique de Sorel, pour goûter ce lourd pamphlet en quatorze livres, cette parodie sans bonne humeur et la fiction peu raisonnable qui l'enveloppait. Il a pu trouver cependant chez cet autre bourgeois de Paris des idées analogues aux siennes sur la vie simple, sur les ridicules et les dangers d'un romanesque outré, sur l'affectation des manières et du langage, — et enfin sur la valeur de. toute représentation fidèle quelques principes qui ne pouvaient lui déplaire.