‹ Le roman sentimental avant l'AstréeChapitre 109 sur 192 · Jbid., livre \W, passim · texte numérisé non relu

Jbid., livre \W, passim

LE ROUAN 8ENTIUBKTAL. 1 t

Mariée contre son gré « par son cruel père « à un plus riche seigneur, elle garda son amour à celui qui l'avait d'abord gagné, mais elle « continua tousjours son obstinée volonté de continence, ne voulant accepter ambassades ni dons de celuy qu'elle adoroit au monde, ni mesmes aucuns siens regards... Vaincue d'un ennuv très cruel.... elle se laissa mourir au bout de trois ans, aymant mieux rejetter les contentements et siens plaisirs tant désirés, voire mesme enfin sa propre vie que son honnesteté ^ )>.

Aucun ouvrage n'explique mieux que le Cortegiano comment un progrès de la moralité s'est lié au progrès de la philosophie platonicienne-. Nous ne voulons parler, bien entendu, que du ton des conversations et de l'expression littéraire des sentiments. Au xvi® siècle les mœurs ne passent pas pour avoir été particulièrement pudiques. Nous savons par Brantôme et par quelques autres quelle liberté régnait h la Cour des Valois. 11 en sera à peu près de même sous le règne de Henri IV : le roi tout le premier donnera l'exemple, sans que ses galanteries fassent le moindre tort à sa popularité, et ce sera le tour de L'Estoile d'enregistrer les preuves de la « dissolution » de la Cour et aussi de la bourgeoisie parisienne^.

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