Ed. de 1510. Paris, Jehan Jehannot, 8°, ch. x
3. Mirouer des femmes vertueuses, Ensemble la patience Griselidis par laquelle est demonstree l'obédience des femmes vertueuses. Paris, s. d., 8° [réimp. par Grapelet, Paris, 1840, 16°]. — Mirouer des femmes vertueuses. Ensemble la patience Griselidis... Lyon, 1546, 8", goth., fig. bois. On trouve déjà ce sous-titre en tête d'un mystère du xiv* siècle (B. N., mss fr. 2203) : « Ci comence l'estoire de Griselidis et de sa merveilleuse constance et est appelle le miroir des dames mariées... »
4. Dans le Berger Extravagant, le cousin de Lysis, Adrian, • honneste homme, mais qui estoit fort simple », la cite, avec les Ordonnances Royaux, les Quatrains de Pibrac et la Civilité puérile, parmi les livres qu'on peut lire « pour se réjouyr aux jours gras ». (Ed. de 1627. Paris, T. du Bray, 8°, liv. I, p. 33.)
5. Il est à remarquer que lorsque le conte de Griselidis redeviendra matière littéraire, Charles Perrault insistera encore sur la leçon de morale pratique qu'on en peut tirer : « Qui ne voit, dit-il dans la Préface mise en tète de la quatrième édition des Contes en vers (Paris,
Une autre nouvelle de Boccace, qui n'a pas eu la longue fortune de Griselidis, a obtenu, pendant la période qui nous occupe, un succès encore plus grand et, à notre point de vue, beaucoup plus significatif. Il s'agit du premier conte de cette iv^ journée, où se trouvent peut-être réunis les récits les plus émouvants : c'est la tragique aventure du chevalier Guiscard et de la très belle dame Gismonde, princesse de Salerne.
Ici encore le texte du Décaméron ne nous arrive pas directement. L'histoire détachée est d'abord répandue par la traduction latine de Leonardo Bruni Aretino (Leonardus Aretinus*); puis, sur cette traduction, Jehan Fleury (Floridus) compose un petit poème en vers de dix syllabes^, version un peu prolixe, mais en somme fidèle, qui est imprimée, sans doute pour la première fois, en 1493" sous ce titre : Traicté très plaisant et récréatif de V amour parfaicte de Guiscardus et Sigis~ monde fille de Tancredus prince des Solernitiens *, réimprimée la même année ^ et reproduite deux fois au moins
J.-B. Coignard, 1695), qui ne voit que cette morale (celle des contes anciens et particulièrement de la Matrone d^Ephèse) est très mauvaise, et qu'elle ne va qu'à corrompre les femmes par le mauvais exemple, et à leur faire croire qu'en manquant à leur devoir elles ne font que suivre la voie commune ? 11 n'en est pas de même de la morale de Griselidis, qui tend à porter les femmes à souflfrir leurs maris, et à faire voir qu'il n'y en a point de si brutal ni de si bizarre dont la patience d'une honnête femme ne puisse venir à bout. »
1. Datée du 15 janvier 1426. On en connaît plusieurs éditions de la fin du XV* siècle : Libellas de duobus amantibus per Leonardum Aretini in latinum ex Boccacio transfiguratus, s. 1. n. d., 4°, goth. — Id., s. 1. n. d., 4", lettres rondes. — De duobus amantibus tractatulus Guiscardo videlicet et Sigismunda, s. 1. [Argentinae], s. d. [1498?], 4°, goth. — Id., s. 1. [Goloniae, L. Hornken], s. d., 4°. — Id., s. 1. [Romae, Ulricus Gallus], s. d., 4°.