Dames Galantes^ IV® Discours
l'essai , les façons d'aimer des femmes mariées, des veuves et des filles \ — et encore dans Le Pèlerin dWmour (1609)^, qui est, il est vrai, postérieur à la première partie de VAstrée et dont le héros, promenant ses caprices en France, en Allemagne et en Italie, paraît avoir emprunté à Hylas ^ sa légèreté et son humeur vagabonde. Ces exceptions mises à part, on ne voit partout qu'attachements inébranlables, que liens éternels.
Les titres de ces petits livres nous montrent déjà en quel honneur est la vertu de constance :
Les Constantes et fidelles Amours de Dalchmion et de Déflore [1599)';
Les Amours de Philocaste, oit par mille beaux et rares accidens il se voit que les ^^ariables hasards de la Fortune ne peuvent rien sur la constance de V Amour (1601)^;
Les Constantes et infortunées amours de Lintason (1601) «;
La Constance d'Alisee et de Diane (1602)';
Le Miroir qui représente la fidélité sous les Amours du prince Polidon et de la belle Carite (1603) ';
Le Triomphe de la Constance, oii sont descriptes les Amours de Cloridon et de Melliflore (1605) ^, etc.
L'auteur de La Monophile (1597), qui est ou prétend être une femme, écrit, en tète de la gracieuse histoire
1. Des stances sur ce sujet dans les Muses Ralliées (éd. de 1599), p. 105 | à 107. Même développement dans les Secrettes Ruses d'Amour, Paris, 1610, in-12 (f° 6 è à 31 a).
2. Bergerac, Gilbert Vernoy, 1609, 2 tomes in-12. [Dédie, à M. le Duc de Guyse signée 0. D. L. T., G. G. (Gentilhomme Gascon).]