F. F. D. R., Les Amours de Philinde
FIN DU XVr ET COMMENCEMENT DU XVIl" SIECLE 265
écrivent pour le profit. Ce ne sont d'ailleurs pas ceux qui ont le plus de talent; mais comme ils ont accumulé les volumes, ils sont les seuls dont les noms soient passés, je ne dis pas à la postérité, mais du moins à la génération suivante. C'est Nicolas de Montreux ^, dont les dernières œuvres paraissent à la fin du xvT siècle, et qui s'est essayé dans tous les genres, roman chevaleresque (Le XVP li^re dWînadis)^ roman pastoral, tragédie, pastorale dramatique, roman d'aventures et roman sentimental. C'est le protégé de la reine Marguerite, Vital d'Audiguier, seigneur de la ^lenor, si glorieux de sa noblesse^, qui composera longtemps encore après 1610 des histoires et des vers, mais dont le meilleur roman sera celui de sa vie aventureuse et tragique ; Du Souhait plus dépourvu de goût que d'idées^; des Escuteaux et de Nervèze, écrivains infatigables^ dont les récits, isolés ou réunis en recueils,
1. Sur lui, voir Hauréau, Ilist. litt. du Marne, II, p, 421 et suiv.