Le duel de Tithamante (1603), p
Un invincible monarque venoit de faire une heureuse métamorphose d'un siècle de fer en un aage d'or. Les harnois ne servoient plus qu'à parer le coin d'une sale. Le son des trompettes et le bruit des tambours n'estoient ouïs qu'alors que la ^Noblesse entreprenoit quelque tournois ou que les citadins estoient occupez à ériger des trophées à leur libérateur*.
Tous benissoient ce siècle pacifique, excepté le pauvre soldat qui ne peut gagner sa vie que par la perle de son sang et qui n'a d'autre industrie que son courage et son espee... La chaste Diane rassembloit ses filles forestières-.
Après le second mariage du roi et la naissance du Dauphin, une transparente allégorie représente la France prosternée aux pieds de ses souverains dans une attitude d'adoration et de prière.
Arrivé « en Nycosie », Lydamant^ s'arrête devant une merveilleuse peinture qui orne le mur d'un palais. Au milieu est « ce grand astre qui de la lumière de sa gloire efface l'honneur de tous les guerriers passez et l'espérance de tous les presens » ; h côté, cette princesse, « qui, pour n'avoir rien au monde de semblable, ne peut être comparée qu'à elle-même )). « Elle étoit doucement modérée en la composition de toutes ses parties, horsmis en sa beauté qui étoit extrême. Aussi n'eut-on sceu juger qui étoit plus admirable, ou l'amour qu'il avoit pour elle ou l'authorité qu'elle avoit sur luy. Tout auprès étoit un Prince encores enfant, qui avoit les yeux de l'un, et le cœur de l'autre. A ses piedz gisoit un grand Empire abatu qui luy tendoit humblement les mains et sembloit qu'il le supliat de le relever. »
Il faut évidemment faire en tout cela la part de la