Dans les Amours Diverses de Nervèze (1606), f° 198, b
6. • Que s'il ne parle bon français, dit-il dans son Epistre, il ne faut point qu'on s'en estonne, puis qu'il est Auvergnat. »
FIN DU XVl'' ET COMMENCEMENT DU XVII^ SIÈCLE 325
nages : Le Bouquet de la Feintise, lié d'une soye desliee par- la constance et que V Amour a faict dun lis et d^une rose sans espine oit sont ensemhlement pliees les Amours fleuries du Baron de Bellerose et de la Marquise de Beaulis *.
Les périphrases ne sont pas encore très répandues : ce n'est que plus tard que le divertissement mondain de l'énigme contribuera h les mettre à la mode. On en rencontre pourtant quelques assez beaux exemples j les oiseaux sont « des Syrenes emplumees' )> ; un amant novice est « un escolier de Cupidon » ou « un jeune bachelier aux Amours, qui se veut enregistrer au Greffe de Cupidon^ ».
Les comparaisons abondent dans les romans des dernières années du xvi^ siècle, comparaisons souvent poétiques et parfois dans le goût ancien :
Dans le Printemps d'Yver (1572) : « Comme on voit un pavot aggravé de pluie baisser tristement la teste contre terre, ainsi ceste désolée damoiselle, après avoir noie son tendre sein de larmes, coucha son chef en son giron* ».
Dans La Mariane du Filomene (1596) : « Comme celuy qui dès sa première navigation a couru sur le doz courbé de la bleue Tetis quelque périlleuse fortune^... »
« Ny plus ne moins que l€ bois, plus il a esté difficile à allumer, plus en après il rend de braise et de chaleur ^... »