Chapitre i, trad. de Lyon, 1532, î" 8, a
3. Chapitre n : « Volendo dire addio, subito fu la parola tolta alla mia lingua e il cielo agli occhi miel...', semiviva caddi nelle braccia délia mia serva. »
Chapitre quatriesme, auquel la dame dict quelles pensées et quelle vie fut la sienne passé le terme que Pamphile debvoit revenir.
Ces titres disent assez quelle est la monotonie de la plainte. Cependant, si le chagrin de Fiammette reste toujours d'intensité à peu près pareille, le caractère et l'expression s'en modifient suivant cjue prend l'avantage tel ou tel sentiment douloureux.
Tantôt c'est le regret sensuel qui domine. Couchée sur son lit elle cherche à y étreindre l'ombre de son Pamphile, elle évoque des souvenirs brûlants :
O que ma chambre luy estoit alors délectable et chiere. Hé combien de plaisans baisiers, combien d'amoureux embrassemens. Quantes gracieuses nuictz plus plaisantes que le beau jour furent passées sans sommeil*.
Sur les bords du golfe de Baïa, où son mari l'emmène pour la distraire de son ennui, la saison printanière, le charme de ces gracieux vergers, pleins de danses et de chansons, de ces jardins « si délectables^ si doulx et proffitables a ceulx qui n'ont point melancolieuses pensées », la vue de ces dames, de ces jeunes hommes « joyeulx et délibérez » qui « deux a deux alloient cherchans les umbres et fraischeurs en petites cavernes... ou en quelque lieu dont le soleil avoit retiré ses raiz, cueillans herbes odorantes et fleurs diversifiées et painctes de vives couleurs par l'artifice de nature pour faire chappelletz et boucquetz" », ces images du bonheur des autres augmentent encore « Tamoureux embrasement » qui la consume.
Tantôt, dans un transport mystique, elle va se jeter au pied des autels de « celuy lequel a donné soy mesme