Ed. de 1626, fo 86, è
ait connu. Ce poème, composé vraisemblablement entre 1240 et 1280, s'appelle justement Li Prisons d'Amours *. C'est une assez vaste composition (3 131 vers), dont l'allégorie est moins sombre que celle de notre roman, puisqu'un des étages de la prison est réservé à « li bien d'amours », mais qui décrit de même la tour symbolique : son aspect extérieur", son entrée', sa disposition intérieure, les tourments qu'on y endure *^.
La brève intrigue sentimentale ne paraît pas non plus d'une grande originalité. Le personnage indispensable, le traître Persio, c'est le traditionnel « losengier » de la lyrique courtoise qui découvre, dénonce et diffame les
1. La Bibl. Impériale de Vienne en possède un ms. du xiv* siècle : C'est li prisons d'amours que Bauduiris de Conde' Jïst, qui a été reproduit dans le tome I des Dits et Contes de Baudouin de Condé et de son fils Jean de Gondé publiés par A. Scheler (Académie Royale de Belgique), Bruxelles, 1866, in-8«.