Avant-Propos de la IP Partie
2. Cl. Colet a remplacé ici dans l'édition de 1550 : infelice par malheureuse et timeur par crainte.
Elle ne veut pas renoncer à l'afFection de Guénélic, mais elle lui demande de l'aimer autrement, d'un cœur purifié :
€ Si jusques à présent d'ung amour sensuel tu m'as aymee, désirant l'accomplissement de tes juvéniles désirs, à ceste heure de telles vaines pensées il te fault désister. Et d'autant que tu as aymé le corps, sois doresnavant amateur de l'ame, par charitable dilection. Et donne telle correction à ta vie, que le venin de la concupiscence ne te prive de la possession de ce divin héritage qui nous est promis*. »
Hélisenne morte, Guénélic dit longuement ses regrets; puis il pose la plume, car ses forces défaillent.
Quezinstra la reprend pour nous dire comment son ami a été peu à peu s'afFaiblissant, consumé par le chagrin, et combien sa fin a été douce : il s'est éteint en bénissant la mort qui allait réunir son âme dolente à celle de sa très chère Dame.
Dans cette Tiei^ce partie la tendance didactique et morale est très apparente^. Après avoir fait voir dans la Première partie les dangers de « la folle amour », enseigné dans la Seconde le bel héroïsme, l'auteur déclare avoir voulu montrer en cette conclusion^ par quels moyens l'on peut résister à la sensualité.