T. III, p
2. L'hist. 104* (t. Y) est une exception. C'est Taventure « d'Eurial et Lucresse » : « Quelle fut 1 issue de deux amans descrite par Eneas Sylvius et combien de maux causa l'adultère ».
3. L'hist. 124% p. ex., rapporte un acte de cruauté de Philippe II.
manque pas l'épisode, classique depuis le premier Amadis, de l'amant désespéré se condamnant à la vie solitaire. On trouve ailleurs (par exemple, dans l'histoire 52®, tome 111) des tableaux d'affections contrariées, des peintures variées de la passion qui est tantôt une ivresse subite ^ tantôt le don réfléchi d'un cœur délicat et fidèle^. Si l'auteur nous répète sans cesse que l'amour est la plus dangereuse des folies, il nous dit aussi de quelles joies il est la source et qu'il n'est pas de maux dont il ne console^.
Mais il est visible que ces études de sentiments, où par hasard il s'attarde, ne sont pour lui que l'accessoire. Sur tant de sujets il n'en est pas un dont on puisse assurer qu'il l'a choisi parce qu'il pouvait être l'occasion d'une analyse morale. Ce ne sont pas les mouvements du cœur qui l'intéressent, mais leurs conséquences rares, extraordinaires et cruelles. Belleforest ne fait d'ailleurs
1. Par exemple, dans la triste histoire d'Emilie et de Camille, « enivrés du vin damour » (Nouvelle 119*, tome VII).