‹ Le roman sentimental avant l'AstréeChapitre 76 sur 192 · Orlando Furioso, XXVIII* chant · texte numérisé non relu

Orlando Furioso, XXVIII* chant

4. Un seigneur français, le sieur d'Aligres, reçoit des mains d'un prince

l'autre est atroce \ et l'un de ces récits est précédé d'une protestation violente contre l'intervention des papes dans les affaires de la France"-. Chevaleries, gaillardises, histoires tragiques, pamphlet politique, c'étaient bien là, aux environs de 1570, les genres les plus en faveur, et on lut beaucoup le petit volume qui les réunissait dans une agréable diversité ^.

Un peu plus tard, Bénigne Poissenot, dans son Esté et dans ses Nouvelles Histoires Tragiques *, essaya, moins heureusement, de satisfaire les mêmes goûts. Personne n'avait l'idée de donner une suite à nos premiers essais de fictions sentimentales. Les œuvres de Diego de San Pedro et VHistoire (VAurelio et d'Isabelle se réimprimaient encore, mais surtout comme manuels de langue étrangère. La Diana de Montemayor, traduite en 1578 par Nicole Collin % n'obtenait qu'un assez médiocre succès ® et ne semblait pas avoir alors d'influence :

italien, son rival, une pomme empoisonnée; il la donne à sa maîtresse qui la mange et qui en meurt ; il se venge en tuant le traître.

1. Une jeune fille « de Magence en Allemaigne », enivrée par un serviteur de ses parents et violée par lui, ne consent plus à vivre après la perte de sa chasteté : elle veut montrer au corps qui l'a trahie que son âme au moins est restée pure et, pour punir ce corps « traistre à son seigneur », « d'une constance forcenée et quasi furieuse » elle se brûle les entrailles en avalant du vin bouillant.

2. Ces papes, dit Yver, qui se sont toujours « bandez contre les François, leurs restaurateurs », et à qui il n'a pas tenu « que la France, leur mère, n'ait esté ruinée et détruite ». (Hist. III.)

3. Le Printemps a eu douze éditions au moins, de 1572 à la fin du siècle. (On en trouvera le détail dans notre Bibliographie). En 1664, Charles Sorel le cite encore dans sa Bibliothèque Françoise (p. 160) entre les Contes de la Reine de Navarre et les Histoires de Bandello et il rappelle « qu'il avoit esté estimé fort agréable »,

4. L'Esté de Bénigne Poissenot, Licencié aux lois, contenant trois journées où sont déduites plusieurs histoires et propos récréatifs tenus par trois Escaliers. Paris, Cl. Micard, 1583, in-16. — Nouvelles Histoires Tragiques de Bénigne Poissenot. Paris, Guill. Bichon, 1586, in-16.

5. Les Sept livres de la Diane de George de Montemaior..., tr. de l'esp. <en fr. par Nicole Collin, Rheims, Jean de Foigny, 1578, in-8".

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