‹ Le roman sentimental avant l'AstréeChapitre 96 sur 192 · Paris, Guillemot, 1608, in · texte numérisé non relu

Paris, Guillemot, 1608, in

un peu plus loin que nous aurons à lui faire sa place.

Faut-il enfin rappeler que le roman pastoral a été chez nous, avant VAstrée^ un genre à peu près sacrifié?

h^Arcadie de Sannazar était mise en français depuis 1544 ^ la Diana de Montemayor depuis 1578, les suites de Ferez et de Gil Polo depuis 1582 ^ : mais quoi qu'en eût dit en 1592 l'imprimeur de la traduction la plus complète de la Diana^, la France n'avait guère « de quoy faire paroistre en ce sujet » qu'elle eût « de l'excellence comme es autres ». La Pyrenee (1571) de Belleforest, déjà lointaine et vite oubliée, l'ennuyeuse suite des Bergeries de Julliette (1585-1598), de Nicolas de Montreux*; en 1593, la Philocalie du sieur du Crozet^; en 1595, la Bergère Uranye de Favre ®, quatre œuvres monotones, sans originalité, voilà ce qui représentait chez nous le roman pastoral. Une seule de ces œuvres, les Bergeries de Julliette^ avait paru réussir; mais, trop longuement développée, elle avait lassé les lecteurs' et si, dans la suite, elle parut résister au temps *, ce fut sans doute par ses dimensions et par son poids. — De 1598 jusqu'à 1607, qui est la date de la

1. Par Jehan Martin, Paris, Michel de Vascosan, 1544, in-S". Cette charmante traduction n'avait pas été rééditée.

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