Éd. de 1577, in-ie, t. II, P
2. Voir, par exemple, ses entrevues avec la princesse Aldène ou avec la belle Branduete. Voir aussi les avances que fait au roi Périon la fille du comte de Salandrie, dont 1 audace est, il est vrai, exceptionnelle.
3. Voir encore au XP livre, ch. lxxxii, avec quelle ardeur peu retenue s'exprime la passion d'Agésilan de Golchos pour Diane.
FIN DU XVl'' ET COMMENCEMENT DU XVIl'^ SIECLE 203
Tout cela nous explique trop bien le mot de Brantôme disant qu'il voudrait avoir autant de centaines d'écus qu'il y a eu de belles, tant du monde que religieuses, que la lecture de VAmadis a perdues \ ou encore la véhémente protestation de La Noue déclarant « les livres à'Amadis estre des instrumens fort propres pour la corruption des moeurs^ ».
Le roman nouveau proscrira ces amours si peu spirituelles, ces aventures souvent sans lendemain et qui, même lorsqu'elles mènent à des « nopces publiques », sont cependant, comme dit encore La Noue, « des pollutions du saint mariage ».
Il s'opposera également à ce courant de passion sensuelle qui traverse la poésie de notre Renaissance et qu'on retrouve en quelques œuvres en prose du même temps composées sous l'inspiration directe de l'Italie : tableaux des joies réservées aux amants ', appels au plaisir justifiés ou par la fragilité de la vie * ou par