‹ Le RomanalChapitre 20 sur 37 · ED · texte numérisé non relu

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nationaux on peut multiplier les mots à l'infini et rendre toutes les nuances de la pensée. L

Grâce aux finales caractéristiques on n'a jamais d'hésitation dans la traduction.

Grâce à l'orthographe historique et à ses terminaisons usuelles le Romanal a l'aspect extérieur d'une langue naturelle.

Chacun y trouve le souvenir de la vieille langue classique et les échos de son parler natal.

La base est le latin parce que cette langue a la majorité des suffrages dans le monde entier et ne saurait porter ombrage aux idiomes nationaux.

Nous avons rappelé le mécanisme du latin, la nécessité d'y distinguer les cas et de trouver la valeur exacte de chaque terminaison du mot. Nous avons ainsi donné les principes essentiels de la langue synthétique comparée à nos langues analytiques. Le Romanal nous enseignera quels sont les mots latins qui survivent dans nos langues anglo-latines; il sera l'introduction la plus pratique et la plus attrayante à leur étude.

Il réalise d'abord l’idée de supprimer l'obstacle de la diversité des langues, en permettant à chaque peuple d'avoir une langue seconde, la même pour tous les étrangers, à côté de sa maternelle; mais son adoption loin de nuire aux langues nationales, donne aux adeptes la clef de toutes les langues anglo-latines dont il est quintescence.

Il nous porte à étudier le latin et les langues qui en sont issues car il nous en facilite l'étude et favorise l'enseignement.

La principale difficulté d'enseignement d’une langue

ET

vient de ce que le professeur n'a pas de base logique comme terrain de comparaison. Il est difficile d'expliquer une langue irrégulière par une autre langue aussi irrégulière. Le professeur n'oserait pas toucher à sa langue pour raisonner comme si tout était régulier, même l'espace d'une leçon. Cela serait considéré comme une profanation de la langue maternelle. Dès la première leçon il est obligé d'enseigner telles quelles les règles qui se croisent, se contredisent, et sont accompagnées de si nombreuses bizarreries que l'élève perd de vue les principes et ne les distingue plus des exceptions.

Le canevas disparaît sous un encombrement de matières premières qu'on ne sait plus où placer ni comment utiliser.

Supposezau contraire que l’enseignement débute par une langue logique, absolument régulière comme le

Romanal, on verrait clair sur la route et les premiers pas

seraient assurés.

Grâce à la conservation de l'étymologie commune aux diverses langues, grâce aux finales grammaticales qui lui révèlent à première vue les parties du discours et le rôle exact de chaque mot, grâce enfin aux règles invariables de la composition et de la dérivation, l'élève voit ce qu'il a deyant les yeux, il se familiarise avec les êtres qui n'ont pas de costume d'emprunt, avec les objets qui n'ont pas d'étiquette trompeuse, il prend confiance en lui-même et va droit devant lui.

Après cette préparation raisonnée, ehseignez-lui une langue morte ou une langue vivante: il aura bien moins de peine à marcher de l'avant parce qu'il continuera à

s'orienter avec les jalons que vous avez préalablement

fl plantés. Et il vous suffirait de les lui montrer de l'œil ou ; du geste pour lui rappeler la bonne route s'il tentait de

\ s'égarer.

En dehors du coté pratique de la langue auxiliaire, le | temps passé à étudier le Romana, ne sera jamais du | temps perdu puisque cette étude nous fait connaitre,

ll outre les éléments du latin, les racines communes aux

langues anglaise, espagnole, française, italienne, portu- | gaise el roumaine.

2me PARTIE

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