Sallaberry, Chants pop. basques (Texte et traduction
son deuil, et en noir, contrairement à l'étiquette : tout cela, pour finir, s'accorde bien avec notre 10e couplet, où le détail est autre, mais de signification pareille.
La mort de Gabrielle étant arrivée le 10 avril 1599, la complainte est postérieure, et sans doute de peu de jours, à cette date; à considérer les lieux où vécut la favorite (Paris, Fontainebleau, Monceaux...) et où sa fin dut faire plus d'impression sur le populaire, l'auteur ne pouvait être qu'un habitant de l'Ile-de-France.
CATALOGUE DES VERSIONS
France (oïl et oc)
Saint- Valéry-en-Caux i : Amélie Bosquet, d'après Thinon, La Normandie romanesque et merveilleuse, 1845 (version très fortement altérée). — Repr. par Rathery dans le Moniteur de 1853 ; par de Beaurepaire, Étude sur la Poés. pop. en Normandie; par Rolland, V.
^ " ( Smith, Romania, III, 1874.
Basse-Auvergne : \
Fontenay-le-Marmion (Calvados) : Legrand, Romania, X, réd. 1876.
Messin : Quépat, Chants pop. messins, r. 1877.
Ceyzériat : Guillon, Chans. pop. de l'Ain, 1883.
Bain (Ille-et- Vilaine) : Rolland, d'après Orain, Rec. de Chans. pop.,
V, 1887. Saint- Valéry-en-Caux 2 : A. Bernard, Rev. des Trad. pop., IV,
Penguily (Côtes-dù-Nord) : Mme P. Sébillot, ibid., IV, 1889. Nohant (Indre) : Tiersot, inédit, r. 1889. Poitou : Pineau, Le Folk-Lore du Poitou, 1892. Franche-Comté : Beauquier, Chans. pop. rec. en Franche-Comté, 1894. Cervières (Htes-Alpes : \
Ayse (Hle-Savoie) : f Tiersot, inédit, r. 1895.
Lamure (Isère) : ;
Piémont
Montferrat : Ferraro, Cantipop. monferrini (n° 34), 1870. A^ C, La Morra, B Valfenera, D Montaldo : Nigra, Canli pop. del Piemonte (n° 46), 1888.
FORMULE RYTHMIQUE
Complainte. Couplet de 6 vers, masculins, rimant deux par deux (aabbcc); les Ier, 2e, 3e et 5e octosyllabes, le 4e et le 6e tétrasyllabes.
Dans les versions piémontaises, les tétrasyllabes ont subi un allongement.
TEXTE CRITIQUE
Cétoit la fille au Roi François, Que l'on marie o un Anglois.
« O mes chers Frères, empêchez
De m'emmener!
J'aimerois mieus soldat François
Que roi anglois. »
Et quand ce vint pour épouser, Dedans Paris Fallut passer; Il n'y a[voit] dame de Paris
Qui ne plorît, De voir partir la fille au Roi
0 un Anglois.
1. a') Caux 2, Bain (... d'un r. fr.), Ayse (ici.); cf. Penguily. — a") Penguily, Bain (Qu'on veut m...); cf. Caux 2, etc.; La Morra, Valfenera, Montferrat. — b') Cervières, Auvergne -f- Lamure et Ayse (mes fr.); cf. La Morra. — b") Cey^ériat, Nohant ; cf. Ayse, Cervières, Auvergne. — c' c") Velay, Auvergne (... qu'un r...), Fontenay et Cey^ériat (... que cet A.); cf. Bain, Penguily, Caux 2.
2. a') Penguily (E. q. c. fut...), Bain (Oh, q. c. fut...); cf. Ayse, Caux 2. L'expression « ce vint » se conclut des phrases similaires des couplets suivants. — a") Nohant (... l'a fallu p.), Auvergne (... .si l'ont p.), Velay (Dessous... on l'a vu p.). — b' b") Comté (Il n'y a ni grand ni petit Q. n'en pleurait) + Velay, Auvergne et Nohant (Toutes 1. dames de Paris Se sont mis' à pi.); cf. Cey^ériat. Le 3e vers se terminant par « Paris », cela suppose au 4e la forme « pleurît » ou « plorît » pour pleurât. — c' c") Auvergne -f- Cey- \criat (partir); cf. Velay, Nohant. Les textes donnent ici « fille du Roi », « à un Anglois », mais les deux premiers vers du précédent couplet suggèrent les corrections « f. auR. », « o (= avec) un A. »
G. Doncieux. — Romancero populaire de la France. 20
Et quand ce vint pour embarquer, Les yeus lui a voulu bander.
« Bande les tiens, et laisse-moi,
Maudit Angiois !
Puisque la mer me faut passer,
Je la verrai. »
Et quand ce vint pour débarquer, Tambours, violons, de tous côtés.
« Retirez-vous, ô tambourniers
Et violonniers !
Ce n'est pas le son des hautbois
Du Roi françois. »
Et quand ce vint pour le souper,
Du pain lui a voulu couper.
« Coupe pour toi, et non pour moi,
3. a') Caux 1, Fontenay (Q. ce v...), Lamurc (Q.. il en v.), Caux 2 (Q. c'est venu...), Bain (Oh! q. c. fut...); cf. Cervières, etc. — a") Fontenay, Caux 1 (on 1. voulut) ; cf. Bain, Caux 2, Velay. — b' b") Fontenay, Velay, etc. -f- Caux 2 et Ayse. — c') Velay, Cervières, Bain (il f.), Cey^ériat (il m. f.). — c") Bain; cf. Velay (J. 1. veux voir), Cervières, etc. (id.), leçon aussi admissible moyennant la rime normande : « ver » = voir.
4. a') Caux 1 (... p. arriver, Fontenay (Quand c. v...), Lamure (Q. il en v...); cf. Cey^ériat, Cervières (départ pour débarquer). — a") Fontenay, Velay, Ceyiêriat; cf. Nohant, Cervières. « Violons », dissyllabe, selon la pronor dation italienne, c.-à-d. originale. — b' b") Velay; cf. Caux 2, Auvergne. « Tambournier », pour tambourinier = joueur de tambourin; cf. le provençal tambourinaire. — c') Cey^ériat, Bain -\- Penguily (hautbois); cf. Fontenay, Nohant, Velay, etc. — c") Ceyyèriat, Velay, Cervières, Caux 1, etc.
5. a') Caux 1, Fontenay et Cervières (Q.. c. v...), Bain (Oh, q. c. fut...); cf. Velay, Cey\enat, etc. — a") Fontenay, Cervières (... le roi veut 1. c); cf.
Maudit Anglois!
Je ne pui boire ni manger, Quand je te vé. »
Et quand ce vint pour le coucher, L' Anglois l'a voulu déchausser.
« Déchausse-toi, et laisse-moi,
Maudit Anglois !
J'ai bien des gens de mon pays
Pour me servir. »
Et quand ce vint sur la minuit, La belle n'est pas endormi' :
« Retourne-toi, embrasse-moi,
Mon cher Anglois !
Puisque Dieu nous a assemblés,
Faut nous aimer. »
Nohant, Messin, Velay, etc. — b' b") Cey\ériat -\- Bain (et non p. m.) ; cf. Velay, Auvergne. — c' c") Fontenay, Velay, Cervières (J. n. p. plus...) ; cf. Ayse, Caux 1 et 2. — « Vé » (= voi) : « manger », rime normande.
6. a') Caux 1, Fontenay (Q. c. v.), Cervières (id.), Bain (Oh, q. c. fut); cf. Penguily, Cey^ériat, etc. — a") Caux 1, Cey\èriat, Velay (... la voulant d.), Bain (... voulut la d.); cf. Comté, Ayse, etc. — b' b") Cey^ériat (... mais 1. m.), Ayse (Déshabill'-toi...) ; cf. Caux 2, Bain, Velay, etc. — c' c") Fontenay , Velay, Auvergne, Poitou; cf. Nohant, Cervières, Valjenera, etc.
7. a') Caux 1, Comté, Fontenay (Q. ce v.); cf. Caux 2, Nohant, Messin, etc. — a") Velay; cf. Cey^ériat, Comté, Nohant, Fontenay. — b') Caux 2, Fontenay, Auvergne; cf. Bain, Ayse, Comté, etc. — b") Messin, Velay (mon bon A.), Caux 2 (mon p'tot A.); cf. Poitou, Auvergne, Lamure, etc. — c' c") Velay, Auvergne, Nohant (P. hier n. a rass) ; cf. Bain, Fontenay, Montf errât, La Morra, Valjenera.
Ces couplets, comme il apparaît d'abord, furent inspirés par les noces, naturellement impopulaires, de quelque fille de France avec un roi anglais. Or, sans parler d'une princesse mérovingienne et d'une carlovingienne qui épousèrent des souverains anglo-saxons, il y eut, depuis l'établissement des Normands dans la Grande-Bretagne, jusqu'à six unions de cette sorte : Marguerite de France, mariée à Henri Court-Mantel vers 1160; une autre Marguerite à Edouard Ier en 1299; Isabelle à Edouard II en 1308; une autre Isabelle à Richard II en 1396 ; Catherine, sœur puînée de la précédente, à Henri V en 1420; enfin Henriette à Charles Ier en 1625.
Les mariages antérieurs à la guerre de Cent ans ne peuvent être ici en cause, attendu que la phrase, où se résume tout l'esprit de la pièce, « J'aimerais mieux soldat français que roi anglais » serait, avant cette époque, dépourvue de sens. Des trois autres, Mlle Bosquet a retenu le second, celui-là même qui évoque les plus sombres heures de notre histoire : l'épousée, c'est la dernière fille de Charles le Fou et de l'infâme Isabeau, on la livre à l'Anglais Henri V, régent du royaume de France; et plusieurs critiques (Rathery, de Beaurepaire, Nigra) n'ont rien objecté contre cette identification. Cependant les circonstances historiques du fait sont en complet désaccord avec les données du poème. D'abord, ce n'est point à Paris que les noces de Catherine furent célébrées, mais àTroyes; et loin que son embarquement pour l'Angleterre ait eu lieu, comme la chanson le suppose, avant la consommation du mariage, le couple royal séjourna en France tout l'été et tout l'automne, et ne passa le détroit que près de sept mois plus tard.
Moins admissible encore serait l'hypothèse qu'il s'agit d'Isabelle, autre fille de Charles VI; quand celle-ci, vingt-quatre ans plus tôt, reçut à Calais la bénédiction nuptiale, c'était une enfant de six ans, précocité un peu excessive, on l'avouera, pour la gaillardise qui clôt, en guise de moralité, cette histoire saupoudrée de sel gaulois. Que si, au contraire, nous arrivons
aux noces d'Henriette de France et de Charles Ier, toutes choses y cadrent avec une singulière précision. La cérémonie se fit à Paris. Epousée le n mai, au porche de Notre-Dame l, par le duc de Chevreuse ayant procuration du roi Charles 2, Henriette se mit en route peu après, sous la conduite de Buckingham; elle traversa la Picardie en grande pompe, s'embarqua le 22 juin à Boulogne et débarqua le lendemain à Douvres, au milieu de réjouissances extraordinaires : c'est là que la rejoignit son époux et que le mariage fut consommé. Le gazetier du Mercure de France (t. XI, pp. 353 et suiv.) fit une ample relation de l'événement, qui paraît avoir occupé fortement la curiosité publique. Henriette était fille de Henri IV, que le couteau de Ravaillac avait depuis quinze ans mis au tombeau, sœur de Louis XIII qui régnait, et de Gaston d'Orléans : cela explique pourquoi le texte original (Bain, Penguily) porte simplement que « l'on marie » la fille au Roi, sans faire mention de la volonté paternelle, mention qu'un poète populaire n'aurait eu garde d'omettre, si l'épousée n'eût pas été orpheline; pourquoi aussi, d'après la meilleure leçon, ce n'est pas à son père, mais bien à ses frères3, qu'elle adresse ses doléances et ses supplications. Des indices d'un autre ordre confirment ces arguments tirés de l'histoire. Le hautbois, dont il est parlé au 4e couplet, n'apparaît qu'au xvie siècle, dans la nomenclature des instruments de musique; et la langue de la complainte est d'un caractère si moderne qu'on ne saurait faire remonter celle-ci plus haut que l'époque des derniers Valois ou des premiers Bourbons.
Ainsi la date exacte de la chanson nous est donnée par
1. Et non dans l'église même parce que l'époux n'était pas de la confession catholique.
2. La relation du Mercure porte que « le Roi et Monsieur son frère », qui la tenaient chacun par une main, « mirent la Reine de la Grande-Bretagne entre les mains de M. le duc de Chevreuse ».
3. D'où, par corruption, dans les versions piémontaises « ses sœurs ».
celle du mariage d'Henriette de France : fin juin, 1625- Sa patrie n'est point difficile à déterminer. D'une part la région du Nord-Ouest forme son foyer principal; de l'autre, les termes techniques d' « embarquer » et « débarquer », et cette curieuse phrase des « yeux bandés », laquelle a bien l'air d'une plaisanterie de matelot à l'adresse des terriens qui ont peur de la mer, indiquent une population maritime ; enfin la rime manger : vé (= voï) est normande. Il est donc très vraisemblable que la complainte naquit dans un de ces ports de Normandie où la haine héréditaire de l'Anglais s'est tant de fois traduite, sur mer, autrement que par des chansons. Cependant le 4e couplet où il est question des « hautbois du Roi françois », offre une si frappante analogie avec la relation précitée du Mercure, qui signale, en troisième lieu, dans le cortège nuptial « les douze hautbois vêtus des livrées de sa Majesté », que l'on est amené à penser que l'auteur de la chanson a pu être lui aussi un témoin oculaire de la cérémonie parisienne; et tout se concilie, si l'on fait cette supposition très plausible qu'un Normand, batelier de Seine, de passage à Paris, ait assisté aux noces d'Henriette de France, et qu'il en ait ensuite fixé le souvenir dans les couplets du Mariage anglais.
Le premier éditeur (1845) de cette jolie pièce l'avait dénaturée le plus absurdement du monde ; non content d'y passer partout un insupportable vernis de style troubadour, il s'avisa, dans une finale de sa façon, d'ennoblir le dénouement et de tourner l'histoire au tragique. A l'entendre, la jeune épouse une fois couchée, invoque pieusement « le Roi des rois » (!), et soudain elle expire, plutôt que d'appartenir à l'étranger. Patriotisme de mélodrame, sublime pour pensionnats ! Le poète populaire n'y eût rien compris. De vrai, quand sa princesse entre au lit nuptial, ce n'est rien moins que pour y mourir. A l'animosité nationale — et plutôt encore provinciale — contre les gens d'outre-Manche, ce poète alliait un sentiment très
juste des réalités de la vie, cette résignation au fait accompli qui fait la solidité des mariages aussi bien que la force des gouvernements. O la bonne Française que cette fille de France, et comme elle déteste les Anglais de tout son cœur! Mais quoi ? elle est femme, et couchée, et l'Anglais peut-être est joli garçon. Une telle morale, en son réalisme ironique, est tout justement de même niveau que celle de La Fontaine ; et je me persuade que si d'aventure il avait connu la complainte du Mariage anglais, le bonhomme y eût trouvé l'étoffe d'une excellente fable. Il nous a montré quelque part comment les plus éplorées des veuves se consolent du mari perdu; ceci n'était-il pas pour faire pendant, comme quoi la vierge la plus rétive s'accommode parfois, après le sacrement, du mari qu'on lui imposa ?
Il a été fait plus tard, en Piémont (voy. Nigra, n° 144), une chanson sur le mariage de Caroline de Savoie avec le duc de Saxe (1781). L'occasion des deux pièces fut analogue; mais elles n'ont, ni pour le rythme, ni pour le développement du sujet, aucun rapport.
LE PLONGEUR NOYÉ
CATALOGUE DES VERSIONS
France {oïl et oc).
Indéterminé : A. Chamisso, lettre à Fouqué, 1810 (dans Chamissos
Werke, V, Leipzig, 1839). — Repr. dans Mélusine, IL * Ossau : Mazure, Hist. du Béarn, 1839. Charente-Infre 1 : Federici, Poés. pop. de la France, III, mss. B. N.,
réd. 1853 (version contaminée) l.
Côtes-du-Nord 1 : Marre, ibid., 1854. — Publ. dans Mélusine, III. Finistère 1 : Palut, ibid., IV, r. 1854. — Publ. dans Mélusine, IL Finistère 2 : Ibid., IV, r. 1854. — Publ. dans Mélusine, IL Loudéac (Côtes-du-Nord) : Rousselot, ibid., IV, r. 1855. — Publ.
dans Mélusine, IL Charente-Infre 2 : Ibid., IV, r. 1855. — Publ. dans Mélusine, III. Normandie : de Beaurepaire, Étude sur la Poés. pop. en Normandie,
1856 (version contaminée).
Périgord : de Gourgues, Poés. pop. de la France, III, mss. B. N., r.
1857. — ~ Publ. dans Mélusine, IL Vendée : Ibid., VI, [s. d.]. — Publ. dans Mélusine, IL Maine [fragm.] : de Montesson, Vocabulaire du Haut-Maine, 1859. Royan (Gironde) : J. Michelet, La Mer, I, ch. vu, 1859. —
Version résumée en prose2.
1. Cette version et toutes les suivantes, qu'on note comme contaminées, sont composées partie de la chanson du Plongeur, partie d'une autre, la Fille aux chansons, qui a même mètre, même rime, et un hémistiche commun, par où s'est opérée la soudure. Cette dernière pièce est étudiée ci-après.
2. C'est dans le chapitre consacré à la grande tempête du golfe de Gascogne en l'automne de 1859, que Michelet fait mention du Plongeur. Comme
LE PLONGEUR NOYE 313
Champagne : Champfleury-Wekerlin, Chants pop. des prov. de
France, 1860 (version contaminée).
Étretat (Seine-Infre) : Nicole, Sur la plage. Étretat, 1861. Vernéville : de Puymaigre, Chants pop. rec. dans le pays messin, 1865. Canada 1 et 2 : ) Gagnon, Chants pop. du Canada, 1865 (la ire Fragm. canadien : I version contaminée).
. I Buieaud, Chants pop. des prov. de l'Ouest, II, 1866. Angoumois : \ r r r
Fontenay-le-Marmion : Legrand, Romania, X, r. 1876 (version contaminée).
Marines (Loire) : Smith, Romania, VII, 1878 (version contaminée).
Bivès (Gers) : Bladé, Poés. pop. franc, rec. dans V Armagnac et VAgenais, 1879 (version contaminée).
Paimpont (Ille-et-Vilaine) : Orain, Romania, X, 1881. — De nouveau dans Mélusine, II.
Portrieux (Côtes-du-Nord) : Tausserat, Romania, XI, 1882.
* Cauzac (Lot-et-Garonne) : Bladé, Poés. pop. de la Gascogne, III,
La Hague : Fleury, Litt. orale de la Basse-Normandie, 1883 (version contaminée).
Châteauneuf : Decombe, Chans. pop. d' Ille-et-Vilaine, 1884 (version contaminée).
Lorient : Rolland, Mélusine, II, 1884.
Dourdain (Ille-et-Vilaine) : Orain, ibid., II, 1884 (version contaminée).
Bréhal (Manche) : Couraye du Parc, ibid., II, 1884.
Saint-Malo : Harvut, ibid., II, 1884.
Côtes-du-Nord 2 : Sébïllot, Rev. des Trad. pop., I, 1886.
Paris : Certeux, ibid., I, 1886.
* Quercy 1 :
. Daymard, Vieux chants pop. rec. en Quercy, 1889. Quercy 2 : \ r r «-y» j
Réthel : Meyrac, Tradit. des Ardennes, 1890.
il était assis dans une pinède derrière la dune, il entendit sur le chemin les sons d'une voix jeune et forte. C'était une fillette qui passait accompagnée de sa mère. Elle s'arrêta, sur la prière de l'étranger, et lui redit tout du long « cette ballade du naufragé, chantée dans cette forêt gémissante d'orage imminent... ».
Albret : Dardy, Anth. pop. de TAlbret, I, 1891. Murlin (Nièvre) : Millien, Êtrennes nivernaises, 1895. Nolay (id.) : Id., inédit, [s. d.].
Haute-Italie l .
Venise 1 (?) : Altdeutsche Wxlder, I, 181 6.
Venise 2 et 3 : Mùller-Wolff, Egeria, 1829.
Vérone : Righi, Canti pop. veronesi, 1863.
Vicence 1 et 2 : Wolf, d'après Widter, Volhlieder aus Venetien,
Montferrat 1 : Canti pop. monferrini, 1870. i° Montella, 20 Romagne, 30 Naples, 40 Venise 4, 50 Pistoie :
Casetti-Imbriani, Canti pop. délie prov. méridional*, II, 1872. —
Le 3me texte antérieurement publié par Cottrau, Mélodies de
Naples.
Venise 5 : Bernoni, Canti pop. vene%iani, 1873. Marches: Gianandrea, Canti pop. marchigiani, 1875. Florence : ) Corrazini, I componimenti minori délia lett. pop. ital., Bénévent : ) 1877.
Emilie 1 et 2 : Ferraro, Canti pop. di Ferrara... 1877. Rovigno : Ive, Canti pop. istriani, 1878. Ombrie [fragm.] : Mazzatinti, Canti pop. umbri, 1883. Montferrat 2 : Ferraro, Canti pop. del Basso Monferrato, 1888. A Canavais, B, D, £", F Piémont, C Montferrat 3, G Pise, H Lucques :
Nigra, Canti pop. del Piemonte (n° 66), 1888. Pignerol : id., ibid. (n° 77), 1888.
FORMULE RYTHMIQUE
Chanson à danser. Vers de 12 syl. = 6 +6, masculins, uniformément assonances en é ; chaque vers, muni d'un refrain tripartit, forme couplet.
1. Accessoirement, quelques versions importées dans l'Italie centrale ou méridionale. Ces versions italiennes, issues d'un type français, sont inutiles pour l'établissement du texte.
LE PLONGEUR NOYE 3x5
TEXTE CRITIQUE
La fille au roi d'Espagne, Ion la,