V-JH
est sur son pont, Te — nant sa
Le roi
Lo
ys
tt
fille en son gi — ron ; El se vou — drait bien ma - ri-
fcfc
SEÈË
er Au beau Dé — on, franc che — va
lier.
Sur les formes mélodiques de cette chanson, voy. Notes et
notules sur nos mélodies populaires, par A. Loojjin, Mélusine, II,
15 (mai 1885) et III, 1 (janv. 1886), et La Chanson «du Roi Loys»,
formes mélodiques, par Julien Tiersot, Rev. des trad. pop., X,
12 (décembre 1895).
Sur les 25 versions mentionnées au catalogue, 8 ont leurs mélodies imprimées. Ajouter : 3 essais de notations de la version G. de Nerval; 1 version du Berry, notée parMme Viardot; i version delà Bresse; 2 versions des Alpes françaises (à ajouter à See%, Tiersot, 1895); enfin une version d'origine indéterminée dans Verrimst, Rondes et ch. pop., 1876. Total, 16 mélodies. Le rythme est identique dans toutes, réserves faites pour quelques notations saccadées, variantes qui proviennent uniquement des interprètes. L'on peut avancer que ces 16 versions appartiennent toutes au même type. Leur principale différence réside dans la tonalité : 6 sont en majeur, une 7me, commencée en majeur, s'achève en mineur, et une 8me inversement; les 8 autres appartiennent au mode mineur, tantôt admettant les altérations
propres à la tonalité moderne, tantôt gardant la pureté des échelles antiques. Bien que quelques-unes des versions majeures aient grand caractère (notamment une version de la Bresse), il n'en est pas moins évident que le mineur, ou pour mieux dire le Ier ton du plain-chant, représente la véritable modalité de ce chant. Sur les 8 versions de ce mode, une seule (Berry, Vitu, 1853) est d'un dessin vraiment différent des 7 autres. L'ensemble de ces dernières constitue le véritable type mélodique, qui se dégage facilement, notamment, des versions Valois, G. de Nerval, 1842 (dont j'ai noté la mélodie sous la dictée de M. Français); Auvergne, Ampère-Mérimée, 1853 (mél. dans Loquin, loc.cit.); Cherbourg, Tiersot-d'Indy, avant 1875 ; Berry, Mme Viardot. J'adopte la première de ces quatre versions, déjà parue dans mes Mél. pop. des provinces de France, 3me série.
Modéré.
^=z^=zzfi:
Le Roi Re
naud de
guerre
vint Por-tant ses
tri — pes en sa
main. Sa mère é
tait sur le cré
neau, Qui "vit ve — nir son fils Re
naud.
Sur les 59 versions françaises mentionnées au catalogue, 24 ont la mélodie. Il faut en ajouter une inédite, des Alpes françaises, et une autre, de l'Aveyron, que j'ai notée sous la dictée
INDEX MUSICAL 485
de M. Joseph Fabre. Enfin, il convient encore de mentionner une chanson basque, notée par M. Ch. Bordes, où nous retrouvons le type de la mélodie française (nous en négligeons une autre, de même provenance (notée par Mme de la Villehélio) qui n'a pas ce type, de même que nous ne nous occupons pas des mélodies de la chanson bretonne sur le même sujet).
Sur ces 27 mélodies, 3 se séparent d'abord nettement des autres : de tonalité majeure, tout en conservant un caractère grave, elles ont moins d'âpreté, plus de douceur. Ce sont les versions Vendée, Noblet, 1857; Angoumois, Bujeaud, 1866; Haute-Bretagne, Sèbillot (mélodie notée par moi), 1888. Notons que les régions où cette forme est populaire sont voisines : toutes sont limitrophes des côtes de l'ouest.
Les 24 autres, de même rythme, de même forme et en général de même tonalité (ier ton du plain-chant) sont répandues sur tout le territoire français, depuis les provinces de l'ouest jusqu'aux frontières de l'est : Pays messin, Vosges, Franche- Comté, Bresse, Savoie, Dauphiné, Provence, Alpes-Maritimes, — du nord au sud, depuis Boulogne jusqu'au Quercy et au pays basque. Il serait curieux d'étudier, sur les diverses variantes de ce thème, les nuances, introduites au contact des dialectes et des accents locaux; mais ce n'est pas ici qu'il convient de faire ces observations. Nous devons nous borner à rechercher la version la plus pure, celle qui peut être présentée comme type; et ici nous n'avons que l'embarras du choix, entre plusieurs variantes excellentes et presque semblables. Je m'en tiens au choix que j'avais fait dès 1886, en publiant le premier, dans la Rev. des trad. pop., la mélodie de Rouen, Jue, Poés. pop. de la France, 1853, fréquemment rééditée depuis lors par divers folkloristes, et par moi-même.
L'ESCRIVETTE
Un peu lent.
Pc
ïï
H^fe
Ma — ri - dan l'Es-cri — ve - ta, Ma — ri — dan l'Escri-
ft==fr
fr==ft
ft=fr
:tzfc
ve-ta, la flor de
MZZB
son pa — ïs, la flor de son pa — ïs.
Sur les 24 versions mentionnées au catalogue, 11 ont la mélodie; une I2me, recueillie à Clelles (Dauphiné) est dans mon recueil de Ch. pop. des Alpes françaises. 4 se distinguent de l'ensemble par un rythme de danse parfois caractéristique (Ganges, 1855; Lodève, Calvet, 1845; Brive, Rolland, 1884; Quercy, Solleville, 1889 , ces deux dernières d'une jolie tournure mélodique). Les 8 autres sont d'un style plus lié et soutenu, avec moins de gravité pourtant que les chants précédents, un style en quelque sorte plus fluide, un caractère de douceur qui témoigne de l'origine méridionale de la chanson ; sans pouvoir être absolument ramenées à un seul type, elles ont un air de famille. Les versions dauphinoises et savoyardes ont des analogies, surtout les leçons françaises; toutes ont pour refrain : La violette, qu'on ne retrouve pas ailleurs. Les versions Lozère Liebich; Languedoc, Germain, 1854; Clelles {Alp. fr.)9 1895, offrent un type commun, surtout dans la première partie du développement musical. Nous choisissons la première des trois.
INDEX MUSICAL
&— fc
3=fr
Mar — tra s' lle-va
de -ma — ti ;
lh
dret a mis-sa
se na
na - va
Quan i — xi — a
de la
sgley,
ft=ft=^=^
passa a
ca-
sa
ger — ma-na.
Dalt del
cel,
15 — fi — b
Dalt del cel tin guem po sa — da, Dalt del
cel!
Sur les 4 textes catalans inscrits au catalogue, 2 ont la mélodie ; sur les 11 textes français, 6 ont la mélodie. Toutes ces formes musicales sont entièrement différentes : à peine pourrait-on trouver dans 2 versions françaises (Ain, Nyd, 1854, et Nièvre, Millien, 1890) une ressemblance lointaine avec le noël « Chantons je vous en prie, » dont elles paraissent dériver. Pour les versions catalanes, il nous est impossible de trouver aucun sens tonal à Urgel, Segura, 1887, manifestement mal notée; l'autre au contraire : Catalogne, P. Briz, 1867, a un caractère musical bien défini; comme c'est d'après cette version et son refrain que le texte critique a été établi, nous en choisissons tout naturellement aussi la mélodie, adoptant seulement pour la notation une disposition métrique différente de la première notation, et qui nous semble donner du chant une idée plus facilement saisissable.
Modéré.
La Vierge ana — va a la
mes-sa
lo jor
If
de la Can — de
— lor, lo jour
de la Can— de -
rt==p=t5
st#
tptzt,:
lor, Ren - con — trèt la Made — le-na que jo — gava am los gai
eBeEeeS
jh
=ft
sons
*zz#a=z^
No
el, No èl, no-èl,
no!
2 mélodies (Savenay, Pavec, 1884, et Corrige, Rolland, 1887), de rythme semblable (c'est par erreur que la seconde est notée à deux temps, du moins au début), mais de dessin, de mode et de refrain différents. Nous adoptons la première, dont le refrain est celui du texte critique.
Grave et lent.
=ft=S
mei
me
mi, do — na Lom -
EE*EEJ=2^^^EÊ^=H:
bar — da,
A - mei -me
mi, A — mei - me
mi.
INDEX MUSICAL
4 mélodies connues, entièrement différentes. Nous choisissons celle de Nigra, Canti pop. del Piemonte.