‹ Le romancéro populaire de la FranceChapitre 18 sur 160 · XXVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXVI INTRODUCTION

de la fille du roi d'Espagne plonge trois fois dans la mer; Jésus, prêchant, dit trois paroles, et à la troisième, Madeleine se pâme, touchée de la grâce ; la belle Hélène fait trois tours de danse sur le pont qui s'effondre; le grand prévôt, volant au secours de ses frères, donne à son cheval trois coups d'éperon.

Le nombre trois est d'un usage encore plus fréquent s'il s'agit de représenter un groupe d'objets et surtout de personnes : la casaque du Roi François est marquée de trois fleurs de lis; Marianson porte aux doigts trois anneaux; le cruel époux de la Maumariée a trois chiens blancs; la fille du roi de Babylone donne à manger à trois pigeons ; la belle abandonnée de son galant se fait faire trois robes; saint Nicolas pose trois doigts sur le bord du saloir, pour ressusciter les enfants; le joli tambour a pour dot trois vaisseaux. Il y a trois princesses au pied du pommier doux ; trois frères à la poursuite de la Péronnelle ; trois frères vengeurs de la Maumariée ; trois écoliers pendus ; trois capitaines ravisseurs ; trois petits enfants occis par le boucher et mis au saloir ; trois bergereaux vont chuchotant sur le passage de la veuve de Renaud; trois lavandières sont rencontrées par le mari de l'Escrivette ; trois tambours s'en reviennent de guerre; trois anges chantent alléluia à la mort de Catherine ; trois dames vont marchander le beau bateau de blé ; trois gentilshommes courtisent la belle barbière ; la Samaritaine vit avec trois galants

Que s'il est nécessaire de figurer une foule plus nombreuse, le nombre sept, est quelquefois employé : la robe de Madeleine a sept aunes de velours ; la Porcheronne a

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