‹ Le romancéro populaire de la FranceChapitre 3 sur 160 · VIII AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

VIII AVANT-PROPOS

Gaston Parts aussi n'est plus là ! Hélas ! funèbre fut pour les amis des études traditionnistes cet hiver de 1902-1903, qui, quelques semaines avant la mort de George Doncieux, avait commencé par celle du maître dont le vaste esprit, en même temps qu'il était occupé de tant d'autres sujets, avait si bien vu — et su faire voir — ce qu'il y a d'éminemment instructif dans la connaissance et T étude de la chanson populaire française. Un troisième encore — de la mort duquel il a peu été parlé — les a bientôt suivis tous les deux : M. Anatole Loquin, passionnément attaché, et depuis très longtemps, à la recherche des vieilles chansons (populaires et autres), et qui a dû laisser aussi des manuscrits auxquels nous souhaitons la même chance qu'à celui de George Doncieux, à savoir qu'ils trouvent quelque ami dévoué pour les sauver et les conserver au public.

Et voici précisément que nous retrouvons dans un numéro de Mélusine (Mars 1893) un article que cet écrivain avait consacré à l'un des chapitres de notre ami. Nous y lisons des éloges tels que ceux-ci :

« Tous ceux qui, par goût, s'occupent spécialement de cette partie si importante du Folk-lore que constituent les chants populaires, doivent une sérieuse reconnaissance à M. G. Doncieux pour les beaux travaux dont, depuis déjà un certain nombre d'années, il enrichit leur branche favorite d'études. Lors même que les découvertes les plus inespérées viendraient à avoir lieu, quand bien même, à force de chercher, l'on finirait par découvrir les textes anciens, authentiquement imprimés aux bonnes époques, des pièces dont M. Doncieux s'est le plus spécialement occupé : les recherches de ce dernier, si scrupuleusement consciencieuses, si positivement exactes, si méritoires enfin, commanderaient toujours par leur valeur intrinsèque, je n'en fais pas le moindre doute, respect et juste gratitude aux folk-loristes de l'avenir : édifiés sur granit, ses travaux continueraient à former assises solides.

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