XXXVI INTRODUCTION
Il reste un mot à dire au lecteur sur la méthode uniforme qu'on a cru devoir employer dans l'étude des pièces de ce recueil. En tête de chaque article est dressé d'abord un état complet des sources des versions recueillies; versions désignées, comme il convient, géographiquement (noms de la province ou district1, du département, de la ville ou du village) et rangés chronologiquement (date de la publication, et s'il se peut, de la rédaction 2 du texte) : en sorte qu'on peut, d'un premier coup d'œil, se faire une idée de l'âge relatif de ces textes, aussi bien que de leur distribution régionale. Le nom de l'éditeur, et quand il y a lieu de distinguer, du collecteur, est toujours mentionné avec soin, étant juste de laisser à chacun le mérite comme la responsabilité des documents fournis avec des degrés divers d'exactitude et de sincérité; par endroits, la collaboration d'un Chateaubriand, d'un Balzac, d'un Sainte- Beuve ou d'un Gérard de Nerval n'est pas indifférente à noter. A cette nomenclature des sources succèdent la définition rythmique de la chanson, puis le texte même de celle-ci établi critiquement, vers par vers, avec un système continu de notes, spécifiant les versions dont s'autorise la leçon adoptée et marquant, d'autre part, les variantes importantes ou curieuses, qui ne font point partie du texte original; plusieurs noms réunis par le signe -f- indiquent la combinaison de deux versions ou
i. Les versions, publiées en un dialecte local, sont marquées d'un astérisque.
2. Indiquée par l'abréviation réd. ou r. suivie du millésime de l'année.