‹ Le romancéro populaire de la FranceChapitre 32 sur 160 · XL INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XL INTRODUCTION

dont on on ne saurait dire quel est le bon. Il faut enfin être un musicien ayant le goût et l'expérience des chants populaires, pour pouvoir, au milieu de variantes nombreuses, dégager la ligne mélodique la plus originale et la plus répandue. C'est ainsi que M. J. Tiersot a donné d'excellentes éditions des airs

George Doncieux.

Le manuscrit laissé par notre ami s'achève sur ces lignes interrompues. Je n'ai pas besoin d'insister pour faire comprendre combien cette pensée dernière sur laquelle il s'est arrêté au moment de conclure son étude doit me toucher. Nous avions parlé souvent de ces questions; il 'm'avait prié de rédiger l'appendice musical par lequel il voulait terminer son livre : il attendait sans doute un nouvel entretien qui eût précisé ses idées sur ce côté particulier du sujet avant d'écrire sa conclusion. C'est donc à moi que revient la mission de compléter son œuvre en y ajoutant les quelques éclaircissements encore nécessaires.

Sur les origines musicales des chansons populaires nous sommes peut-être moins renseignés encore que sur les origines littéraires. C'est devenu un lieu commun de dire que musique et poésie sont nées d'une même inspiration, et, comme la plupart des lieux communs, celui-ci est faux dans une large mesure. L'usage constant de la chanson française a toujours été que des paroles nouvelles fussent composées sur des airs connus : il est vraisemblable que la chanson populaire n'y a pas

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