INTRODUCTION XLII
Nous n'avons d'ailleurs pas cherché, pour établir cet index, à nous conformer aux principes qu'a suivis l'auteur des restitutions littéraires, ni à suivre la même méthode. Outre que la matière documentaire est moins riche, nous eussions été retenus ici par cette considération que la mélodie populaire, très concise en ses formules incessamment répétées, ne comporte pas les développements qui permettent de suivre, à travers ses déductions successives, le sens logique d'une poésie, et, s'il le faut, d'en rectifier les détails. La mélodie, elle, est ou n'est pas. Son thème, c'est le motif lui-même. Notre contrôle doit donc se borner à constater si, parmi les variantes qui nous sont présentées, il s'en trouve ayant le caractère d'un type, et, celui-ci étant reconnu, à l'accepter sans y rien toucher. Tout au plus sera-t-il permis parfois, par la comparaison des variantes d'une même mélodie, de rectifier un détail de rythme, ou d'éliminer un élément parasite : encore ces légères retouches doivent-elles être exécutées avec la plus extrême prudence et nous les avons le plus possible évitées.
A vrai dire, c'est chose déjà fort difficile, le plus souvent, de reconnaître ce type. Il est de certaines mélodies dont les analogies sont si lointaines qu'on ne songerait pas à trouver rien de commun entre elles si on ne les voyait associées aux mêmes paroles. Les tonalités sont changées incessamment par la diversité du sentiment des chanteurs populaires. Il est certaines mélodies dont nous connaissons un nombre égal d'échantillons en majeur et en mineur : quel n'est donc pas notre embarras quand il faut dire lequel des deux modes doit être adopté ! Et