‹ Le romancéro populaire de la FranceChapitre 68 sur 160 · Cette version de Valence est parodique · texte numérisé non relu

Cette version de Valence est parodique

2. Ces deux dernières versions, recueillies, l'une en Piémont, l'autre en Gascogne, sont d'importation catalane; et c'est pourquoi je les range à la suite des versions transpyrénéennes similaires.

TEXTE TRADUIT

(i)... Don Ramon revient de bataille (yar. : de la chasse). Sa mère, pour le voir venir, était à la fenêtre... (2) « Montez, montez, mon fils, à la chambre haute... Vous y verrez votre femme, qui a accouché d'un infant (ou d'une infante). » — « Je n'ai point de joie de ma femme, pas davantage de mon enfant! (3 et 4) Ma mère, faites-moi mon lit à la place accoutumée; mettez-moi des draps et des coussins blancs. Je n'y reposerai guère : je mourrai à la minuit, et mon

cheval au point du jour Si l'on demande pourquoi les cloches

sonnent, vous répondrez : Pour don Ramon, mort en bataille. »

Cette chanson, qu'elle soit native de l'île Majorque, ou qu'elle y ait été importée de Catalogne, est devenue par excellence le chant populaire des Baléares. Piferrer estime, pour des raisons grammaticales, que la version majorquine remonte au xvie siècle. Dans le nom de «Ramon», il est tentant de reconnaître une forme approchée du « Renaud » français (variante de corruption, « Renon »).

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