‹ Le romancéro populaire de la FranceChapitre 8 sur 160 · INTRODUCTION XV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XV

plus commun de la ronde. Souvent aussi ils assonnent deux par deux, quelquefois trois par trois : l'alternance régulière des rimes masculines et féminines est inconnue du poète populaire, hormis dans quelques spécimens modernes; généralement la pièce est en soi ou oxytonique ou paroxytonique.

Seulement, dans le tercet du type abb, le vers isolé est toujours d'un sexe contraire à celui du couple assonant.

La poésie populaire gallo-romane connaît quatorze vers dont quelques-uns lui sont particuliers, et la plupart communs avec la poésie savante; c'est, à savoir : cinq petits vers qui n'ont pas de pause intérieure, et neuf grands vers pourvus d'une césure r.

Les petits vers sont :

i° Le vers de 4 syllabes (doublant en écho, un vers plus long) : il est très rare (voy. n° XXIV).

20 Le vers de 5 syllabes (voy. n° XXXVIII).

30 Le vers de 6 syllabes : rare.

40 Le vers de 7 syllabes : rare.

1. La plupart des éditeurs de chants populaires ont pris l'habitude d'imprimer les grands vers, surtout à membres égaux, sur deux lignes, en les cassant par le milieu. Si c'est pour la commodité typographique, il n'y a rien à dire, mais au moins convient-il de ne pas commencer le second demi-vers par une majuscule afin que le lecteur voie bien qu'il a sous les yeux un vers, et non pas un distique. Il va sans dire que le plus ou moins de longueur du vers ne fait rien à la chose : si un alexandrin, coupé à la 6e syllabe, ne forme qu'un vers, il n'y a pas de raison pour ne pas écrire sur une seule ligne, le vers de 16 syllabes, coupé à la 8e, auquel notre œil est moins accoutumé.

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