‹ Le romant de Jehan de Paris, roy de FranceChapitre 10 sur 40 · XVI PREFACE · texte numérisé non relu

XVI PREFACE

Toute cette pompe, qui s'écoule lentement, deux par deux ou quatre par quatre, accompagnée des commentaires des spectateurs^ et, à partir d'un certain moment, expliquée par un page qu'on a fait rester auprès de la fille du roi d^ Espagne, met tout un jour à défiler, pour mieux faire valoir le maître, qui arrive enfin, reconnaissable seulement à son bâton blanc à la main et à son collier d*or au cou.

Dès lors le roman est fini ; il ne peut plus que se hâter du moment où cesse la situation principale, ainsi reprise et allongée sans ennui, mais, je le répète, avec une adresse littéraire d'autant plus grande qu'elle est plus cachée et plus naïve.

C'est là même ce qui a fait le succès du livre, et on le comprend d'autant mieux si l'on se reporte à ces époques oîi aucune 1 fête populaire, qu'elle fût religieuse, civile ou royale, (qu'elle eût pour cause la tristesse ou la joie, n'était sans une procession ou sans un cortège, d'autant plus beau qu'il était plus long et plus interminable. Les lecteurs eux-mêmes se prennent ici par les yeux, comme le long des rues et aux fenêtres des maisons faisaient les hommes, les femmes et les enfants. Le mérite réel con*

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