‹ Le romant de Jehan de Paris, roy de FranceChapitre 11 sur 40 · PREFACE. XVII · texte numérisé non relu

PREFACE. XVII

siste, au lieu de n'arriver qu'à une énumération, comme dans les registres de ville et même dans les chroniqueurs, à avoir mis en scène toute cette pompe, à avoir ajouté rintérêt d'une apparition finale, dans laquelle tout se résume et à laquelle tout concourt, et à en avoir fait le nœud et le cœur de l'action elle-même. Ce n'est pas le procès-verbal ni la relation d'un greffier, ce n'est pas même un récit, comme la marche de la mariée dans les Mille et une Nuits, c'est tout le roman lui-même, condensé et exprimé dans une situation unique et maîtresse, choisie avec art et filée avec un na.urel qui en centuple la valeur.

Il n'y a pas là le sentiment d'une simple énumération, comme celle des chefs des Grecs, faite du haut des murailles de Troie dans V Iliade, ou de celles de Thèbes dans les Sept Chefs, et l'on ne citera pas, je crois, beaucoup de scènes analogues dans la littérature. Il y a là un caractère particulier de ressemblance complète sous une variété qui n'est qu'à la surface, d'augmentation toujours croissante et de redoublement de l'effet par la répétition du même moyen , qui est particulièrement à signaler.

On pourrait cependant peut-être en rapprocher une autre scène, indiquée plutôt que développée par la chronique de Notker, qui peut bien en avoir pris le sentiment et la donnée à quelque cantilène barbare, même à quelque poëme, je veux dire

JEHAN DB PARIS. h

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