‹ Le romant de Jehan de Paris, roy de FranceChapitre 13 sur 40 · PREFACE. XIX · texte numérisé non relu

PREFACE. XIX

ne parle que de son rival, et forcé, quoi qu'il en ait, de servir atout coup les affaires de ce beau damoiseau railleur. Une autre chose est à remarquer dans cette fin, c'est la manière dont s y montrent les façons

f>lus que simples et presque rustiques de 'esprit du moyen âge, qui régnaient encore dans le monde le plus élevé.

Sans parler de quelques grossièretés matérielles, qui seraient encore aujourd'hui fort bien venues dans une noce de paysans ou d'ouvriers, les explications qui font si grand honneur à l'esprit de Jean de Paris sont réellement enfantines. Les maisons contre la pluie qui sont des manteaux, les ponts sur les rivières qui sont des chevaux vigoureux, font sourire par leur puérilité; et l'éniçme de la cane prise par un lasson, posé quinze ans auparavant^ est une devinette qui ne pourrait plus avoir de succès qu'à la veillée d'hiver, autour d'un feu de chenevottes. En même temps il est certain que ce qui nous paraît trop simple n'a pas dû peu contribuer à maintenir la popularité du récit parmi les lecteurs de la Bibliothèque bleue. Si ce n'est un mérite, c'est tout au moins une excuse dont il serait injuste de méconnaître la portée.

Ce qu'est le roman, on l'a déjà vu. Il faut voir maintenant comment on l'a compris.

XX PKEFACE.

flbèsle xviiK siècle on Ta appliqué à Frany ifcois I*' et par suite à son mariage a ve(> EJéç- / Ipore d'Esgagne^Ja^œurde^harLes-Quînt.

/ Ea~prémîère trace de cê'sentiment me paraît être dans les éclaircissements du catalogue GuyondeSardières (n. 865, éclaircissement XX) : « Le roman de Jean de Paris est un ouvrage moderne, composé depuis François I•^ On y trouve beaucoup de cérémonies qui n étaient pas en usage avant le règne de ce roi, qui est le héros du roman, que l'auteur marie à une intante d'Espagne. » Ces quelques lignes sont devenues le thème des préfaces des éditeurs subséquents.

En 1842, M. Le Roux de Lincy ne dit pas autre chose : « Ce roman, dont la plus ancienne édition que je connaisse est de Tannée 1544, ^ ^^^ évidemment composé quelques années auparavant dans une intention satirique, à l'époque de la lutte qui eut lieu entre François 1*' et les deux rois d'Espagne et d'Angleterre, Charles-Quint et Henri VI H. Peut-être fait-il allusion à quelques circonstances du mariage de François I"etd'Eléonored'Autriche,qui fut célébré en 1 5 3 1 . Quant au luxe déployé par le jeune roi de Francedansses habillements, dans sa vaisselle, dans tous ses équipages enfin^ il est facile de reconnaître François 1*'. L'étiquette observée à l'égard de Jean de Paris est la même que celle introduite par ce roi dans, sa cour. Tout ce qui est dit de

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