XXVI PREFACE
Ce qui a le plus trompé ceux qui l'ont successivement attribué au temps de François I*', c'est la pompe de l'entrée et l'étiqujette. François I", disent-ils, a seul été aussi somptueux, et c'est lui qui a le premier introduit à la cour un cérémonial aussi grand.
Sur le premier point, tous les comptes du j moyen âee, toutes les descriptions des repas, des fetes,des tournois, qui fourmillent dans les chroniqueurs des xiv« et xv« siècles, répondent suffisamment, et , à part la pré- ' sence des chariots imposés au romancier par le voyage de Jean de Paris, quiestàl'étranger et dont l'entrée n'est préparée que par lui-même, le recueil du Cérémonial fran- • qois de Godefroy suffirait à ébranler la démonstration. Sur le second il n'y a pas plus de difficulté. Sans parler du livre de Constantin Porphyrogénète,qui n'est à Byzance qu'une tradition des souvenirs de l'empire (j romain , les chroniqueurs rappelés tout à l'heure nous montrent le luxe cle la Cour en France, sous Charles V,à la visite de l'Empereur, et pendant tout le xv* siècle. La puissante cour de Bourgogne s'y complaisait, et c'est même elle qui, par la plume d'une femme, nous a valu ce livret curieux intitulé les honneurs de la CoMr,bien digne,au point de vue des mœurs princières du passé,d'être réimprimé et annoté avec soin. Après le rè^ ne sombre du reclus de Plessis-lès-Tours, a reine Anne de Bretagne, qui a eu pour