XIV PREFACE
bourgeois, qui le reçoit avec une simplicité confiante qui le démonte, et de là jusqu'à Bordeaux ce ne sont qu'étonnements. A Artenay,il ne peut manger,lui etlessiens^ que grâce à Jean de Paris. Il envoie ses barons pour le visiter, et, après avoir pénétré dans son quartier fossoyé et palissade, ils le trouvent mangeant seul à table et sous un dais. A -la messe du lendemain, le
f)auvre roi est trop honoré qu'on lui fasse a çrâce de s^asseoir à côté de Jean de Pans . En dehors de ces surprises, le fils du bourgeois y ajoute la raillerie, et se moque de lui à la suite d'un gros orage et du passage d*un gué dangereux.
Là -dessus le roi anglais, qui ne peut obtenir de ce singulier bourgeois d'éclaircissements sérieux sur le but de son voyage, commence à réfléchir. Si Jean de Paris pouvait se dire à lui, ce serait une belle suite; mais sans cela il en serait éclipsé, de sorte qu'il est enchanté de s'en voir Quitter pour entrer sans lui à Burgos ; mais, le lendemain, Jean de Paris envoie deux hérauts vers le roi d'Espagne, qui ne peut que demander conseil à son futur gendre ; et celui-ci, sous le coup de ces étonnements, fait à Jean de Paris la plus belle entrée de jeu qu'il pût désirer.
A partir de ce moment on marche de merveille en merveille. Il fEiut aux hérauts le logement de dix mille hommes, et, pour cela, le quart de la ville^ de la porte jusqu'à