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LES ARTICLES ET LES ESSAIS POÉTIQUES

Musset, donc, n’a jamais renoncé à ses ambitions dramatiques. Toutefois, durant l’année 1831, les articles de revues et de journaux, les poèmes prennent le pas, dans son œuvre, sur les productions de théâtre. Pourquoi? L’échec de l’Odéon ne fut sans doute pas étranger à cette orientation nouvelle. Mais surtout les circonstances en sont responsables. Car dès le lendemain des Contes d’Espagne, le directeur de la Revue de Paris (153) a sollicité la collaboration du poète. C'estreel étrange Véron, que les contemporains ont peint sous les couleurs les plus diverses : fort riche et prisant l’argent à sa valeur, égoïste, physiquement ridicule ou peu s’en faut, ami de tous les plaisirs qui passaient, surtout de la bonne chère (154); une âme de vieux garçon et des allures de bourgeois. Avec cela, il se piquait d’aimer les lettres et les arts (155); les jeunes artistes et les jeunes écrivains qui se moquaient un peu de son assurance le ménagaient cependant, et pour cause : ne fut-il pas successivement directeur de la Revue de Paris, de l'Opéra, du Constitutionnel? Etait-ce un finaud jouant les mécènes? un esprit généreux trahi par son extérieur d’usurier? On ne saura jamais s’il rêvait d'exploiter les jeunes, ou se laissait exploiter par eux. En tout cas, il devina le talent de Musset, le soutint sans défaillance, et entre eux les questions d’intérêt ne soulevèrent jamais de difficultés.

La collaboration d’Alfred à la Revue de Paris commença donc en juillet 1830; il y donna, outre le Tableau d'Eglise (156), les Vœux stériles, Octave, les Secrètes Pensées de Rafaël, Suzon (157), sans compter la Nuit Vénitienne. Entraînés par l’exemple de Véron, les organisateurs de

(152) Les Derniers moments de François 1° ont bien été publiés, mais dans un Keepsake, au moment même où le poète venait de les composer. Ils n’ont pas trouvé grâce plus tard.

(153) Qui venait alors d’être fondée, le premier numéro datant de 1829. Véron cherchait donc à s’attirer des collaborateurs qui eussent un nom.

(154) Il avait sa table attitrée au « Café de Paris », où ses repas constituaient, dit la légende, un spectacle pour les habitués.

(155) Sans avoir, d’ailleurs, par lui-même, un talent réel d’écrivain ou d'artiste. Ses Mémoires d’un bourgeois de Paris n’ont qu’un intérêt documentaire.

(156) Une nouvelle en prose et qui figure en tête du volume des Mélanges.

(157) Le tout publié en 1831.

Keepsakes demandèrent à Musset, qui quelques lignes, qui quelques vers (158). Enfin, Lœve-Veimars, que son dandysme et ses sympathies littéraires rapprochaient du poète, le présenta à Coste, qui dirigeait le Temps. Celui-ci proposa à Alfred une collaboration régulière, acceptée d’enthousiasme. De là vingt-deux chroniques dont les premières datent de 1830 (159). Ainsi, sollicité de toutes parts, Musset se retrouva poète avant tout. Mais le poète se doublait d’un journaliste, voilà le plus étrange pour un homme qui devait tant mépriser la presse, et le dire en toute occasion (160). C’est qu’en 1831, sa collaboration au Temps lui assure les ressources nécessaires à la vie très large qu’il veut mener. Ajoutons qu’elle ne lui pèse guère. Coste, en effet, lui laisse une entière liberté dans le choix des sujets (161). Suivre sa fantaisie, voilà ce qu’on lui conseille; il y trouve son agrément. Le titre même de ses chroniques le prouve clairement : Revues fantastiques. « Fantastiques », il passe là un souvenir d'Hoffmann, que notre poète admire d’enthousiasme (162). Ce mot seul, d’ailleurs, et un ou deux des articles (163) trahissent l'influence directe du conteur allemand; elle se révèle à l’évocation de personnages des Contes, parfois à l’allure d’un récit, mi-rêve, mi-folie, que l’on dirait entrevu à travers la fumée d’un tabac riche en opium. Mais c’est l’exception; le plus souvent, elle se devine seulement au caractère un peu plus débridé de cette fantaisie que Musset trouvait dans les profondeurs de sa nature. Prétendre qu’Alfred imite Hoffmann, serait injuste; il a lu son œuvre, il garde l’imagination peuplée des visions qu’elle lui a fournies; il les retrouve parfois; mais l'essentiel de ses articles n’est pas là. Il est dans l’éparpillement de la pensée, dans le mot « revues » si l’on veut. Musset trouve donc dans ces chroniques une occasion d’exprimer ses idées; une sorte de tribune libre, où il « soliloque », pour le plaisir de jouer avec tout ce qu’il trouve de vibrant dans son cœur, d’intéressant dans sa tête. Il y parle d’art, de poésie et de

(58) Et le poète donna le Saule au Keepsake américain; les Derniers moments de François 1° au Keepsake français; Une matinée de Don Juan aux Annales romantiques.

(159) Et qui se poursuivent jusqu’au mois de mai 1831.

(160) Notamment dans Dupont et Durand (1838) et dans Sur la paresse (1841). (Cf. Poésies, II, p. 269.)

(161) Coste ne posa qu’une condition : Ces articles devaient paraître le lundi. Musset fit effort pour se plier à cette règle : sur ses vingt-deux « revues », dix-sept parurent le lundi, cinq seulement furent différées (celles du mardi 17 mai 1831, du mercredi 4 mai, des dimanches 1° février et 3 avril, notamment).

(462) Sans doute la sympathie de Lœve-Veimars, très averti de la teneur d’outre-Rhin, ne fut-elle pas étrangère au goût de Musset pour offmann.

(163) Par exemple, la Revue du 28 février 1831 et celle du 14 mars.

littérature, de la vie un autre jour (164). Ce sont choses qui, sans les circonstances, grossiraient le nombre des fragments (165). Seulement, comme il les publie, il pousse un peu plus loin la réflexion. Premier avantage, car la pensée, ainsi, se nuance. Quelle pensée? Celle que son caprice lui propose; née d’un livre parcouru (166), de l’opéra qu’il vient d'entendre, d’une causerie chez Tattet; enrichie de tous les échos de la journée; mise au point dans la solitude de sa chambre. Cet approfondissement de certaines idées dans le cadre de la vie journalière, voilà la matière de ses « Revues ». Il y fait ce voyage dont Fantasio dans quelques années se déclarera fatigué (167), mais il y porte encore l’enthousiasme de Fortunio. Et pour l’entreprendre, tous les sujets lui sont bons : une exposition de peinture (168), l’indifférence de ses contemporains (169), la misère des bals de l'Opéra (170), les « Mémoires de Casanova » (171), les « Pensées de Jean- Paul » (172), |’ « Aspect de Paris le dimanche », la « Fête du roi » (173), « une Visite au Louvre » (174), « la Semaine qui se termine » (175), moins encore : le Dégel (176). Qu’importe? L'intérêt de ces articles ne réside pas là; mais bien dans le double travail qu’ils permettent à Musset. Travail de pure forme, d’abord. Grâce à eux, sa prose s’aère. Sa phrase, ici rapide, et là nonchalante, presque toujours spirituelle, atteint le trait sans le viser; elle se pose sur un détail qu’elle met en lumière, elle se plaît à l’imprévu; alerte, pimpante (177), elle se poudre comme au siècle précédent, et tout d’un coup, se débraille une seconde (178); elle jongle avec l’abstrait et le concret sans maladresse, sans heurt trop violent et l’on reconnaîtrait en elle la marque d’un maître,

(164) En somme, des sujets d’ordre général et qui tous indiquent une tendance, soit à la critique littéraire, soit à la réflexion philosophique.

(165) De ces fragments épars qu’on a retrouvés dans ses papiers et publiés depuis lors.

(166) Ainsi les Pensées de Jean-Paul ou les Mémoires de Casanova.

(167) Cf. Comédies, 1, p. 227.

(168) Les articles du 27 octobre 1830 et du 1°" janvier 1831.

(169) Le 7 février 1831. (Mélanges, pp. 20 et suivantes.)

(170) Le 14 février. (Mélanges, p. 25.)

(171) Le 20 mars. (Mélanges, p. 46.)

(172) Deux articles : les 17 mai et 6 juin 1831. (Mélanges, pp. 103 et 109.)

(73) Articles des 3 avril (Mélanges, p. 65) et 4 mai (Mélanges, p. 81).

(174) Le 9 mai. (Mélanges, p. 85.)

(175) Le 21 février 1831. (Œuvres Complémentaires.)

(176) Le 28 février. (Ibid)

(177) Parfois même jusqu’à l'excès. Il lui reste un peu de cette préciosité que révélait la conversation de Laurette et d’Eysenach.

(178) Un caractère que le style de Musset avait déià en 1829. (Cf. Mardockhe.)

si, par moments, une sympathie exagérée de l’extraordinaire, une richesse un peu trop exubérante, un rien de lourdeur n’y révélaient encore l’apprenti

N'est-ce pas à l’instant où un homme, frappé de la beauté d’un coucher de soleil lève les regards vers le ciel, que ses pieds, comme ceux du bon Ludovic, se trouvent à la merci d’un tronc d’arbre ou d’une pierre qui, du haut des plus sublimes méditations et du séjour séraphique de l’'Empyrée, le précipite misérablement dans un fossé, défonce son chapeau neuf, plonge sa cravate dans une mare d’eau, et déchire du haut en bas les seules culottes de soie avec lesquelles il pouvait aller le soir même se balancer sur la jambe gauche en valsant chez le comte Walter Puck, où la divine comtesse devait recevoir l’expression de son amour (179).

Certes, Musset n’eût pas écrit ainsi deux ans plus tard. Pourtant, supprimez une ou deux incidentes, quelques épithètes, un des deux souvenirs (180), voici qu’apparaissent les qualités que nous signalions. Quant aux scories qui nous restent dans la main : elles représentent ce que Musset garde de son romantisme verbal. Il s’agit donc bien d’une étape dans l’évolution de sa prose. Mais l'essentiel de son effort porte plutôt sur la mise au point de sa pensée. D’abord, il lit et relit tout ce dont le titre ou l’auteur le tente; et lorsque le soir il entreprend d’écrire à son tour, citations ou allusions lui reviennent en foule. La liste des écrivains favoris s'établit ainsi : Ossian (181), Machiavel et Vauvenargues; Kant et Chapelain; Corneille et Schiller; Régnier et Klopstock; Aristote et Campistron; Sextus Empiricus, Pyrrhon voisinant avec Baour-Lormian; Rabelais, Béranger, Dumas, côtoyant les Mille et une Nuits; Burger et Werther; Casanova et Brantôme; Lamennaiïis et Paul-Louis Courrier; Saint-François de Salles et Luther; Bussy-Rabutin et Ségur; Beaumarchais et Rousseau. Pareil éclectisme (182) n’exclut pas les préférences. Des noms privilégiés reviennent souvent sous sa plume liste qui, elle aussi, embrasse tous les âges, depuis Homère jusqu’à Hugo; et toutes les littératures : celle de la Grèce antique, celle de Rome avec Virgile; celle de l'Italie avec Le Tasse et Alfiéri; de l'Angleterre avec Shakespeare et

(179) Phrase extraite de la septième Revue fantastique, publiée le 28 février 1831. Le sujet en est : « Sur le dégel et le choléra morbus. » Il n’est pas, dans toutes ces revues, de passage plus gauche. C’est pourquoi nous l’avons choisi.

(180) Celui du « bon Ludovic » ou celui du « comte Walter Pück ». (181) Dont létoile, pourtant, commence à pâlir.

(182) Cet éclectisme ne révèle pas seulement l’activité intellectuelle de Musset à l’époque; il trahit chez lui une de ses dispositions d'esprit les plus constantes.

Byron; de l'Allemagne avec Jean-Paul (183), Gœthe et Hoffmann; qui fait enfin une vaste place à nos lettres, avec Boileau, Racine, Molière, Voltaire. Tel se définit, dans la bibliothèque du poète, le coin du cœur; un cœur accueillant à toute beauté. Cependant, Musset ne lit point au hasard. Chez tous ces auteurs, en effet, il cherche la solution des problèmes qui l’intéressent. La preuve? Ce qu’il retient de ses lectures se cristallise autour de quelques questions : il s’agit de mieux comprendre ce qu'est la vie, et surtout la vie de l’homme de lettres; de fixer la portée, les limites de l’œuvre littéraire (184); enfin de définir les rôles que doivent jouer, chez l'écrivain, l'inspiration venue du dehors, l’originalité, l'influence du milieu. Voilà où il faut chercher Punité de ces chroniques. Tantôt, il aborde de front (185) ces problèmes, tantôt il y fait allusion en passant (186). Mais chaque fois, sa pensée met au point quelque détail qui s’y rapporte. Cette recherche opiniâtre caractérise l’œuvre de journaliste qu’il fait alors. Au vrai, est-ce bien là du journalisme? En tout cas, ce journalisme s'apparente de près à la fantaisie poétique.

Et de facon plus étroite qu’on ne pense. Car, si les chroniques nous apparaissent comme les échos de ses méditations intimes, elles confèrent peu à peu à ces idées éparses le relief des convictions. Notre poète voit donc se dégager (187) une série de vérités qui suscitent en lui de l’enthousiasme. Sous le coup de l’émotion, le vers lui vient alors spontanément aux lèvres. Aussi la plupart des idées que l’on rencontre dans ses articles, se retrouvent-elles dans ses poèmes, parfois glissées là comme de longues parenthèses (188), parfois aussi occupant toute la place (189). Ses

(183) Un des écrivains privilégiés du moment. Musset consacre deux articles à ses « pensées » et nous en trouverons plus tard des échos dans l’œuvre de notre poète. (Ainsi dans À quoi rêvent les jeunes filles, acte II, scène 1, Poésies, I, p. 341.) Le nom de Jean-Paul mérite donc d’être joint à celui d’Hoffmann. A eux deux, ils marquent l'heure allemande dans les réflexions de Musset.

(184) Il s’agit surtout, alors, de définir les rapports de la littérature (et d’abord de la poésie) avec l’action (entendez : la politique). Une des Revues fantastiques ne porte-t-elle pas ce titre : « De la politique en littérature et de la littérature en politique »? (Cf. Œuvres Complémentaires, Revue du 1‘ février 1831.)

(185) Ainsi, dans la Revue du 1° février 1831, ou dans celle du 25 avril, qui traite la question des « sources » littéraires.

(186) Par exemple, dans la Revue du 9 mai, à propos d’une visite au Musée du Louvre.

(187) Et une à une. Voilà ce qu’il faut bien comprendre. Musset n’a pas aperçu sa nouvelle théorie comme un ensemble. Nous voyons les articles ou les poèmes de 1831 préciser un point, puis un autre, et la Dédicace seule (1832) permet de distinguer le corps de doctrine.

(188) Notamment dans le Saule (1830).

(189) Ainsi dans les Vœux stériles, dans les Secrètes Pensées de Rafaël.

plus beaux vers du moment apportent la version rimée des opinions qu’il cherchait à formuler dans ses articles. Et voilà comment, lui qui jadis faisait profession de dédaigner les questions de technique, leur prête aujourd’hui l’éclat de la poésie. Sans doute, à travers ces poèmes, il passe, parfois, d’autres inspirations : on y trouve des contes en vers comme hier, mais plus graves d’accent (190), et de rythme moins audacieux. Et puis, là n’est pas l’essentiel de son œuvre contemporaine. Qui donc aujourd’hui lit Suzon, ou Octave? Ou même le Saule, exception faite de certains passages? Encore s’agit-il des passages qui révèlent les réflexions de Musset sur son art. Car, jusque dans ces récits, la critique littéraire trouve moyen de se glisser. Georgina Smolen vient de chanter le grand air de Desdemona, et une sorte de transport saisit le poète :

Fille de la douleur, harmonie! harmonie!

Langue que pour l’amour inventa le génie,

Qui nous vint d’Italie et qui lui vint des cieux.

Douce langue du cœur, la seule où la pensée

Cette vierge craintive et d’une ombre offensée,

Passe en gardant son voile et sans craindre les yeux,

Qui sait ce qu’un enfant peut entendre et peut dire,

Dans tes soupirs divins, nés de l’air qu’il respire, : Tristes comme son cœur et doux comme sa voix.

On surprend un regard, une larme qui coule;

Le reste est un mystère ignoré de la foule

Comme celui des flots, de la nuit et des bois...

Qui oserait prétendre qu’en parlant ainsi, Musset ne songeait point à la poésie autant qu’à la musique? C’est qu’il a fait une découverte, soit à l'Opéra, soit chez lui (191). La voici

musique et poésie sont deux sœurs; et cette découverte va peu à peu modifier sa poétique, écarter ce pittoresque qui lui demandait un effort, et l’orienter vers l’harmonie. Dès lors, Musset marche déjà sur le chemin qui mène aux Nuits. En outre, que ses préoccupations artistiques sourdent jusque dans ses Contes, n’est-ce point une preuve qu’elles l’obsèdeni? Nous en connaissons une autre : ses meilleurs poèmes du moment, les Vœux stériles, les Secrètes Pensées de Rafaël gentilhomme français, abordent de front des problèmes de critique; et cela avec une émotion indéniable. L’un d’eux (192)

(190) Aïnsi Octave ou le Saule. Il n’y a là que malentendus et vengeance, souffrances et sanglots.

; (191) Où l’on fera de plus en plus de musique à mesure que la jeune sœur du poëte, Charlotte-Herminie-Amélie de Musset, affirmera ses qualités de pianiste amateur.

(192) Ce sont les Vœux stériles.

exalte les temps où l’art s’épanouissait, couronnant de sa beauté toute la vie sociale; il célèbre la Grèce antique (193), l'Italie de la Renaissance (194). Le poète n’y épargne ni son siècle, ni lui-même (195); l’amertume règne là sans conteste. Le second, au contraire, sonne presque joyeux. Ce sont les Secrètes Pensées de Rafaël : Alfred y malmène la critique qui l’a pris pour un romantique échevelé, il y définit sa position d’isolé au milieu de la bagarre littéraire; il y fait son « mea culpa » pour les folies d'hier; il y proclame son éclectisme (196). Tout cela avec un entrain qui crie la conviction bien établie. Il voit déjà les grandes lignes du manifeste qu'il publiera d’ici quelques mois (197). Donc sa prose et Sa poésie traduisent les mêmes soucis, et, parallèlement, jalonnent la route qui va des Contes d'Espagne au Spectacle dans un Fauteuil.

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