‹ Le "Romantisme" de Beethoven Contribution à l'étude de la formation d'une légendeChapitre 100 sur 356 · Ibid., 462 et suiv · texte numérisé non relu

Ibid., 462 et suiv

18. « Musik ist das Klima meiner Seele, da blüht sie und schiesst nicht bloss ins Kraut, wie die Gedanken anderer, die sich Komponisten nennen; aber wenige verstehen, welch ein Thron der Leidenschaft jeglicher einzelne Musiksatz ist — und wenige wissen, dass die Ieidenschaft selbst der Thron der Musik ist » (A. LEITZMANN, Peethovens Persänlichkeit, 1, 149).

où celui où 11 aeclare avoir pUISE UNE IMSPIIAUION Cebn D SEE de Bettina (°°).

Il faut enfin considérer les trois lettres de Beethoven à Bettina qui ont été publiées par elle en 1839 dans l'Athenüum et en 1848 dans Ilius Pambhilius et Ambrosia, et dont la deuxième seule est, à part quelques menus détails modifiés par Bettina, d’une indiscutable authenticité (*’). La première, du 11 août 1810, est l'expression des regrets de Beethoven privé de la chère présence de Bettina, qui le comprenait à la fois avec son cœur et avec son intelligence. Regrets passionnés, dont l’expression, qui use parfois du tutoiement, tendrait à montrer un Beethoven amoureux de Bettina (2). La deuxième, du 10 février 1811, arrangée quelque peu dans le détail par Bettina (”), contient, avec encore quelques expressions passionnées, des vœux de bonheur pour le prochain mariage de Bettina avec Arnim, l’expression de l’admiration de Beethoven pour Gæœthe, et l'indication qu’il a le projet de lui écrire bientôt, en lui faisant envoyer un exemplaire de la partition d’'Egmont. ie

Quant à la troisième lettre, datée de Teplitz, le 13 août 1812 (par erreur : au mois d’août 1812 Beethoven n’était plus à Teplitz), elle rapporte à Bettina la scène fameuse (déjà racontée oralement par Beethoven à Bettina, d'après la lettre à Pückler- Muskau) où, Beethoven et Gœthe rencontrant la cour en promenade, Gœthe se range respectueusement, tandis que Beethoven enfonce son chapeau, croise les bras, fonce sur le groupe et le traverse, puis « lave la tête » au poète-courtisan. La suite rappelle la rencontre de Beethoven et de Bettina à Vienne, l’inspiration du musicien Jjaillie des regards de la jeune fille, exprime encore le mépris des Altesses et se termine par des protestations d'amour (*). Ici encore, il est possible que la lettre à Pückler- Muskau soit seulement un premier projet de récit de l’événement, dont Ilius Pamphilius donnerait la rédaction définitive.

Tels sont, dans l’œuvre littéraire de Bettina, les passages où elle prétend décrire directement Beethoven ou rapporter ses propos. D’autres allusions à Beethoven, pas très nombreuses, répè-

19. « Da zog er die Tafel hervor, übersah sie, schrieb und strich aus, dann sagte er : « Mein Jied ist fertig ». Er legte sich ins Fenster und sang es vollends hinaus in die Läüfte. Dann sagte er : « Gelt, das schallt? Es gehôrt Ihnen, wenns Jhnen gefällt, ich « habs für Sie gemacht, Sie haben mich dazu gereizt, ich las es in Ihrem Blick wie ge- « schrieben » (1bid., 149).

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