‹ Le "Romantisme" de Beethoven Contribution à l'étude de la formation d'une légendeChapitre 114 sur 356 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

par Mozart. Il est comparable à Michel-Ange, « qui, en guise

de coupole, plaça le magnifique Panthéon sur son église Saint- Pierre » (!°).

Puis Reichardt assiste à un concert donné par la pianiste Marie Bigot dans la petite salle des Redoutes. Il y entend « un des concertos des plus difficiles » de Beethoven et « les variations les plus difficiles et les plus bizarres sur un thème étrange de huit mesures ». Au commencement on exécute « une très brillante symphonie de Beethoven » et, pour finir, l'ouverture « herculéenne » de Coriolan, où, déclare Reichardt, Beethoven « s’est représenté lui-même beaucoup mieux que son héros » (").

Le 22 décembre, Reichardt a assisté à un concert donné par Beethoven à son propre bénéfice et entièrement composé de ses œuvres, dont l’exécution laissait d’ailleurs fort à désirer. Il y a entendu d’abord la Symphonie pastorale ou Souvenirs de la vie champêtre, dont chaque mouvement, parfaitement développé, est « plein de peintures vives et de pensées et figures brillantes », mais qu’il a trouvée bien longue. Puis ce fut la scène Ah! perfido, chantée par une cantatrice tremblante de froid. Entre le Gloria et le Sanctus de la Messe en ut, mal exécutés, Beethoven a joué lui-même un nouveau concerto pour piano, où, dit Reïchardt, « l’adagio, chef-d'œuvre de beau chant ample, a été véritablement chanté par lui sur son instrument avec un sentiment profond et mélancolique qui, à l’audition, s’empara également de noi » (*). Après le Rats vint « une grande symphonie, très développée, trop longue M) Puis Beethoven a improvisé au piano. L’audition s’est terminée par la Fantaisie avec chœur op. 80, « invention étrange » qui, dit Reichardt, fut si mal exécutée que Beethoven dut crier aux musiciens de s’arrêter et de recommencer (1*).

10. « Es war mir sehr interessant in dieser Folge zu beobachten, wie die drei echten Humoristen das Genre, so jeder nach seiner individuellen Natur, weiter ausgebildet haben. Havdn erschuf es aus der reinen, hellen Quelle seiner lieblichen, originellen Natur : an Naivetät und heitrer Laune bleibt er daher auch immer der einzige. Mozarts kräftigere Natur und reichere Phantasie griff weiter um sich und sprach in manchem Satz das Hôchste und Tiefste seines innern Wesens aus; er war auch selbst mehr exekutierender Virtuose und mutete daher den Spielern weit mehr zu, setzte auch mehr Wert in künstlich durchgeführte Arbeit und baute so auf Haydns lieblich phantastisches Gartenhaus seinen Palast. Beethoven hatte sich früh schon in diesem Palast eingewohnt und so blieb ihm nur, um seine eigne Natur auch in eignen Formen auszudrücken, der kühne, trotzige Turmbau, auf den so leicht Kkeiner weiter etwas setzen soll, ohne den Hals zu brechen. Mehrmalen ist mir dabei Michelangelos stolzer, kecker Gedanke eingefallen, das herrliche Pantheon als Kuppel auf seine Peterskirche zu setzen... » (Zbid., 110).

LT TOI SeTER 12. Concerto en sol majeur, op. 58.

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