‹ Le "Romantisme" de Beethoven Contribution à l'étude de la formation d'une légendeChapitre 127 sur 356 · JACOBS, article cité · texte numérisé non relu

JACOBS, article cité

4. Jettre de Gœæthe à Christiane, 27 juillet 1812 (Werke, IV. Abteilung, 23. Bd., S. 47. Weimar 1900). ;

mi-septembre (°). Quant à Varnhagen, parti de Prague après le 18 août, il ne resta que peu de temps à Teplitz et continua sa route sur Berlin (*). En 1814, .Varnhagen assista au Congrès de Vienne parmi la suite de Hardenberg. Il y rendit visite à Beethoven sur l'invitation du prince Radziwill. Mais leurs relations ne semblent pas, à ce moment, avoir été très étroites (*). Ils ne se sont, par la suite, jamais revus.

Dans ces rencontres entre Varnhagen et Beethoven, Rahel Levin ne semble avoir joué qu’un rôle assez effacé. Autour du groupe principal formé par le jeune officier-poète et le musicien gravitent d’autres personnages plus importants qu’elle : Oliva, jeune commerçant habitant Vienne, qui, en mai 1811, servit d’intermédiaire entre Beethoven et Gæœthe et termina en Russie une existence assez aventureuse; le comte Bentheim, colonel du régiment de Varnhagen, et Willisen, à ce moment-là officier autrichien, qui poursuivit sa carrière militaire dans diverses armées et fut un des maîtres du futur maréchal de Moltke (°).

Des trois, c’est Oliva qui, dans les relations entre Beethoven et Varnhagen, a joué le rôle le plus important. De Vienne, Oliva écrit, le 3 juin 1812, à Varnhagen, à Prague, pour lui demander son entremise auprès du prince Kinsky afin d’obtenir que la part de la pension que celui-ci devait payer à Beethoven, conjointement avec l’archiduc Rodolphe et le prince Lobkovitz, soit réglée en bons et non en billets de banque dévalués. Le 9 juin, Varnhagen répond à Oliva que le prince accorde volontiers à Beethoven ce qu’il a demandé (°). Cet échange de lettres prouve d’une façon incontestable la cordialité des apports qui, à cette époque, régnaient déjà entre Oliva, Varnhagen et Beethoven.

Le prince Kinsky se serait-il décidé, sans l’intervention de Varnhagen provoquée par Oliva, à accorder à Beethoven ce qu’il demandait, comme l’avait déjà fait l'archiduc Rodolphe? On ne peut le dire. En tout cas Varnhagen contribua certainement à amener cette décision favorable, que le prince confirma lui-même à Beethoven de passage à Prague, quelques jours après. Malheureusement, le prince Kinsky fit, au début du mois de novembre

5. Lettre de Beethoven à Breitkopf et Härtel (BBr-KAÏT,, II, 107, n° 309; BBr-PREL, 1, 298, n° 241).

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