‹ Le "Romantisme" de Beethoven Contribution à l'étude de la formation d'une légendeChapitre 129 sur 356 · JACOBS, art. cité · texte numérisé non relu

JACOBS, art. cité

14. W. BODE, Die Tonkunst in Gaœthes Leben, II, 74. — Th. FRIMMEL, Beethoven- Handbuch, I, 120, article Egmont; 466, art. Oliva.

15. « Teplitz, 14. Juli 1812. — Hier, lieber Varnhagen, das Paket für Wilms. Ich lasse ihn bitten, mir die drei Jeile von Gœthes Wilhelm Meisters Lehrjahre hierher mit dem Postwagen zu schicken, da sich der vierte fehlende gefunden hat. Sollten Sie bald selbst hierher kommen, so wäre das freilich nicht nôtig, daher überlasse ich dieses Threr Weisheit. Von Teplitz ist nicht viel zu sagen, wenig Menschen und unter dieser kleinen Zahl nichts auszeichnendes, Daher leb’ ich allein —— allein ! allein ! allein ! Es war mir leid, lieber Varnhagen, den letzten Abend nicht mit Jhnen zubringen zu kôünnen, ich fand es selbst für unanständig. Allein ein Umstand, den ich nicht vorhersehen konnte, hielt mich davon ab. Halten Sie mir dieses daher zugute, Mündlich näher darüber..— Recht

HONTAIEE

On ne sait pourquoi les relations se refroidirent entre Beethoven et Oliva. C’est sans doute par voie de conséquence qu’elles se refroidirent aussi avec Varnhagen. Peut-être aussi faut-il voir dans ce changement l’influence de Gœthe que son contact avec Beethoven en 1812, à Teplitz, avait déçu et que sa brouille avec Bettina privait de l’indispensable guide qui lui eût permis de mieux pénétrer la personnalité du musicien. Cette influence de Gœthe a pu s'exercer sur Varnhagen par l’intermédiaire de Rahel Levin, admiratrice passionnée de Gæthe (°°). Quoi qu’il en soit, lorsque en 1814 Varnhagen accompagna Hardenberg au Congrès de Vienne, ce ne fut pas spontanément qu'il alla voir Beethoven et leurs relations à cette époque ne paraissent pas avoir été particulièrement intimes (°”).

Pour déterminer la nature de l’impression produite par Beethoven sur Varnhagen, il faut essayer de préciser la place qu’occupait la musique dans les préoccupations du jeune officier. L’examen de sa correspondance avec Rahel, où il est question pêlemêle des choses les plus diverses, montre que cette place est très restreinte. Lui-même, dans une lettre à Uhland où il relatait sa première rencontre avec Beethoven, a d’ailleurs avoué n'être pas musicien. Le 1* octobre 1815, une lettre de Paris signale qu’il a assisté à l’Odéon à une représentation italienne du Mariage secret, de Cimarosa, qui est « sa musique favorite » (7°). Mais le 16 octobre 1823, rendant compte à Rahel de la représentation de la Didon de Salieri à l’Opéra de Berlin, il parle en termes vagues du « chant céleste » de l’interprète principale et de ses accents qui touchent « jusqu’au plus profond du cœur », juge l'œuvre elle-même décousue et peu originale, sauf quelques passages pathétiques ou guerriers qui lui paraissent mieux réussis, ainsi que quelques interludes. Il est beaucoup plus précis sur la question du jeu des artistes, de leurs costumes et des décors (**). Le 21 août 1827, il écrit avoir assisté à Leipzig à la

viel Schônes an General Bentheim. Ich wünsche ihn und Sie vorzüglich hier. — Wenn Sie auch an mir einen Sonderling finden, so kônnte ich ja wieder etwas anderes nicht Sonderliches an Ihnen finden. Wenn sich nur wenigstens einige gute Seiten berühren, dies ist hinlänglich, der Freundschaft den Weg zu bahnen.

« Leben Sie wohl ! wohl! wohl ! Zertrümmern Sie das Üble und halten Sie sich oben. Ihr Freund « BEETHOVEN.

«N. FR. Schreïben Sie mir und schicken mir gefälligst Ihre genauere Adresse » (BBr-KAI,, JI, 85; BBr-PREIL, I, 283). A la fin de la première phrase, le nom de Willisen a été défiguré, soit par Beethoven, soit par un éditeur du texte. Cf. JAcoBs, art. cité, 397, note.

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