‹ Le "Romantisme" de Beethoven Contribution à l'étude de la formation d'une légendeChapitre 13 sur 356 · À. SCHERING, Beethoven in neuer Deutung · texte numérisé non relu

À. SCHERING, Beethoven in neuer Deutung

d'apprentissage de Wilhelm Meister, le quatuor op. 59 n° 2, de scènes de l’Age ingrat de Jean-Paul, le quatuor op. 59 n° 3, de Don Quichotte. Les quatuors 132, 133 et 135, de scènes de Faust. Il rapporte le quatuor op. 18 n° 4 à des scènes de la Médée d’Euripide, le trio op. 97 à l’Oberon de Wieland, la sonate pour piano et violon (à Kreutzer) op. 47 à des épisodes de la Jérusalem délivrée du Tasse, la sonate pour piano et violon op. 30 n° 2 à des scènes de Werther, la sonate pour piano et violon op. 96 à des scènes du Triomphe de la sensibilité de Gœthe, la sonate pour piano op. 53 à des épisodes de l'Odyssée, la sonate op. 101 à la Lenore de Bürger, l’op. 110 à la Marie Stuart de Schiller, la Sonate pathétique op. 13 à la ballade d'Héro et Léandre, de Schiller (°°).

Ni Hoffmann, ni Bettina, n Wagner ne reconnaîtraient ici leur façon de considérer les œuvres de Beethoven. La critique beethovenienne s'engage là dans une voie où un esprit ingénieux, connaissant dans le moindre détail les œuvres musicales et les œuvres littéraires qu’il rapproche les unes des autres, peut aboutir à des considérations séduisantes, sinon à des conclusions positives incontestables. Mais cette voie conduit dans une direction absolument opposée à celle des romantiques (*).

Il faut enfin signaler certaines études qui, sans faire de Becthoven un romantique intégral, admettent qu'il y eut chez lui une part plus ou moins grande de romantisme ou qu'il n’a pas été tout à fait étranger au mouvement romantique.

Dans un article qu'il a consacré à Beethoven dans la Zukunft, Karl Lamprecht estime que la « philosophe de la joie » qui formerait le fond de la Neuvième symphonie établit un lien entre le premier romantisme, que Lamprecht appelle « période du premier subjectivisme », et la doctrine wagnérienne de la régénération, Hebbel, Otto Ludwig et Nitzsche (°°).

Dans son Histoire d'Allemagne, Lamprecht présente Beethoven et Gœthe comme à cheval entre le classicisme et le romantisme.

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