AMZI,, VII, n° 48, col
13. « Es ist sonderbar, dass Beethoven gerade dieses Werk für eines seiner wenigstgelungenen erklärt haben soll. Denn obwohl in der Anlage etwas breit, ist es doch unendlich viel reicher an wahren Schünheiten, als manche seiner späteren Werke, z. B. die grosse Sonate Opus 106 » (Allgemeiner musikalischer Anzeiger, Francfort /M., 1826, n° 3 [x5 juillet]).
14. « Vor mehr denn 3 Dezennien, als Beethoven seine Pianoforte-Trios,nebst der 1. Symphonie in C-dur bekannt machte, beliebte es einem anonymen Rezensenten, die ersteren fast nur scherzhaft zu behandeln, und kurzweg abzuthun, als ziemlich confuse Explosionen dreisten Uebermuthes eines jungen Menschen von Talent; die zweyte jedoch streng, ernst, ja warnend zu bezeichnen, als einen, aus Bizarrerie bis zur Karikatur hinaufgetriebenen Haydn » (Algemeiner musikalischer Anzeiger, Vienne, 1830, n° 21, 133).
15. « Das Dritte [Konzert], vom 15ten Nov., begann mit der hier, in den vorjährigen Konzerten mit so vielem undso verdientem Beyfall aufgenommenen vortrefflichen Sinfonie von Beethoven aus € dur... Gedachte grosse Sinfonie, dieses so herrliche, klare, harmoniereich und doch nicht bizarr gesetzte Meisterstück Beethovens im Genre der neuesten grossen Instrumentalkomposition, wurde durchaus mit Energie und Geschmack executirt » (AMZI,, VII, n° 10, col. 157).
16. « Eine herrliche Kunstschôpfung. Alle Instrumente sind trefflich benutzt, ein ungemeiner Reichthum schôner Ideen ist darin prächtig und anmuthig entfaltet, und doch herrscht überall Zusammenhang, Ordnung und Licht » (AMZL,, VII, n° 20, col. 321)
Gazette de Leipzig les signale en août 1807, en soulignant leur difficulté d'exécution qui, dit-il, les réserve à une élite ( ).
Cette première période est intéressante, malgré le laconisme de beaucoup de comptes-rendus, en ce qu’on y voit la surprise de la critique devant un pianiste qui devient compositeur et sa gêne en présence d’un tempérament dont elle discerne d’abord confusément l'originalité. Elle lui adresse alors les accusations inévitables d’obscurité, de bizarrerie, etc. Cependant, quelques grandes œuvres s'imposent. Il faut alors reconnaître la valeur éminente de leur auteur. On cherche à dégager les éléments de sa personnalité, à les rendre plus facilement perceptibles au lecteur. Ce sont alors des essais d’interprétation qui trouvent à l’œuvre une valeur expressive. L’épithète de « pathétique » jointe au titre de la sonate op. 13 a tout naturellement agi dans le même sens. Cette valeur expressive, les critiques la font d’ailleurs provenir d'émotions intérieures de l’artiste ou de traits de son caractère. C’est l’auteur lui-même dont la personnalité énergique, le tempérament de lutteur, le caractère héroïque s’expriment par les sonorités que combine son génie.
La sonate pour piano op. 22 date de 1800 et a été éditée deux ans plus tard. Ce n’est cependant qu’en 1807 qu’on en trouve un compte-rendu dans la Gazette du monde élégant de Leipzig, sous la signature, déjà rencontrée, M-s. Ce compte rendu, très caractéristique, cherche à déterminer la valeur expressive de la sonate : elle unit, elle aussi, « de façon très originale, dans ses mouvements bien contrastés et bien liés, l’éclat et la force, la solennité et l'émotion, la gaîté, le plaisant et le grandiose ou le sublime » (?°).
17. « Unter den neuen hier erschienenen Werken zeichnen sich vortreffliche Arbeiten von Beethoven aus. Drey Quartetten geben einen vollgültigen Beweis für seine Kunst : doch müssen sie ôfters und sehr gut gespielt werden, da sie sehr schwer auszuführen und keineswegs populair sind » (AMZI,, III, n° 48, col. 800).
18. « Beethovens unerschôpfliches Genie gibt jedem seiner Werke einen so ganz eigenen Charakter, dass nicht leicht eins mit dem andern verglichen werden kann. Auch diese Sonate vereinigt auf eine sehr originelle Weise Glänzendes und Kraftvolles, Feierliches und Rührendes, Heïiteres, Gefälliges und Erschütternd-Grosses oder Erhabenes, in ihren schôn kontrastirten und verbundenen Sätzen. Sie geht aus B dur. Der erste Satz All con brio, ist voll mächtiger Bewegung, und lässt die unruhigen Affekte eines energischen Gemüths in allen Spuren der bald steigenden bald sinkenden Leidenschaft sich verkündigen. In dem folgenden ausdrucksvollen Adagio (in Es dur) tritt Beruhigung ein, zattere Empfndungen, und selbst eine feierliche ernste Stimmung bemächtigen sich des tieffithlenden aber hbesänftigten Herzens, und in dem sich anschliessenden Minuetto fängt es an sich frohern Gefühlen zu Gffnen, und kehrt auch bald wieder von unruhigen Aufwallungen (im Trio) zu ihnen zurück. Das Rondo Allegretto, mit dem die Sonate schliesst, hat etwas Gefälliges, Finschmeichelndes zum Hauptcharakter, und behauptet sich darin trotz der Gewalt einiger wilden Ausbrüche, die in dieser Musik gegen den schônen lieblichen Gesang des Thema kontrastiren » (Zeitung für elegante Welt, Leipzig n° 125 [6 août 1807], col. 997). à
Par contre, c’est dès leur publication, en 1802, que la Gazette de Leipzig rend compte des deux sonates pour piano et violon, Op. 23 et 24, composées en 1800. Ces sonates, dit l’auteur du compte-rendu, sont de vraies nouveautés. Il les considère comme « les meilleures que Beethoven ait écrites, c’est-à-dire les meilleures de notre époque ». Il vante l’esprit « original, ardent et hardi » de l’auteur, qu’on pouvait, dit-1l, discerner dans ses premières œuvres, mais que bien des gens n’appréciaient pas parce qu'il « s’élançait parfois avec une allure morose, farouche, sombre et mélancolique ». Maintenant, au contraire, Beethoven commence à dédaigner l’excès et, sans perdre son caractère, il devient plus aimable. Le critique remarque surtout l’ordre et la clarté qui règnent dans ces deux compositions et la gaîté des scherzos (°°).
Voici donc, selon la critique, un Beethoven assagi et calmé qui a gardé son originalité, mais ne déroute plus l’auditeur, parce qu'il a renoncé aux excès choquants de ses premières œuvres.
Au cours de la même année 1800, Beethoven avait exécuté luimême, dans un concert, son concerto pour piano en ut mineur, op. 37. La Gazette avait trouvé que l’œuvre renfermait « beaucoup de beautés, surtout dans les “deux premiers mouvements » (2°).
En 1804, après une exécution par Ries, le correspondant viennois de la même Gazette rangeait ce concerto au nombre des plus belles compositions de Beethoven (?').
La même année, une correspondance viennoise adressée à la Gazette essayait de dégager le caractère du concerto, exécuté par Riss dans un des derniers concerts de l’Augarten, et le trouvait a grave » (**).
En 1805, la Gazette, analysant le concerto à propos de sa publication, le juge une des œuvres les plus importantes de Beethoven et un des concertos les plus remarquables qui soient. Puis,
19. « Der originelle, feurige und kühne Geist dieses Komponisten, der schon in seinen frühern Werken dem Aufmerksamern nicht entgehen konnte, der aber wahrscheinlich darum nicht überall die freundlichste Aufnahme fand, weil er zuweilen selbst unfreundlich, wild, düster und trübe daherstürmte, wird sich jezt immer mehr klar, fängt immer mehr an, alles Uebermass zu verschmähen, und tritt, ohne von seineim Charakter zu verlieren, immer wohlgefälliger hervor. Und gewiss, je strenger gegen sich selbst ein Künstier, wie B., auf diesem Wege der eigenen Bildung fortgeht, je weniger er nur zu imponiren und sich selbst zu verherrlichen strebt, je sicherer wird er für das Wohlgefallen der Bessern und zugleich für seinen feststehenden Ruhm arbeiten » (AMZI,, EV,
n° 35, col. 569).