‹ Le "Romantisme" de Beethoven Contribution à l'étude de la formation d'une légendeChapitre 144 sur 356 · AMZI,, VI, n° 46, col · texte numérisé non relu

AMZI,, VI, n° 46, col

22. « Beethovens Schüler, Hr Riese, gefiel mit einem Klavierkonzerte von seinem Meister (C moll), welches sehr schôn gearbeitet und instrumentirt ist, aber einen ernsten Charakter hat » (AMZI,, VI, n° 49, col. 824).

entrant dans le détail, le critique déclare le largo un des morceaux pour instrument « les plus expressifs et les plus riches en sentiment qui aient jamais été écrits », où tous les moyens de l'instrument sont mis en œuvre pour exprimer de tendres sentiments. Le final a un caractère « passionné » (*).

Il n’est pas jusqu’à un concerto, dont cependant la destination traditionnelle est seulement de faire briller toute la virtuosité de l’exécutant, où la critique ne découvre un caractère expressif.

Les sonates pour clavecin ou piano op. 26, op. 27 n° 1 et op. 27 n° 2, composées en 1801, sont signalées dans la Gazette en 1802, au moment de leur publication. Ces trois œuvres, dit le compterendu, ne peuvent être recommandées à ceux qui ne demandent à la musique qu’un amusement léger. Certains passages de l’article soulignent la valeur expressive que le critique accorde aux trois sonates : la Marche funèbre de l’op. 26 a la même qualité que le concerto : tous les procédés mis en œuvre ÿ concourent à l’expression. Quant à la troisième sonate, elle est un tout jailli du fond de l’âme de son auteur (**).

De ce groupe, la sonate op. 26 seule a fait l’objet d’un autre compte-rendu, paru dans la Guzette du monde élégant de Leipzig en 1807 et signé M-s. C’est encore le caractère expressif de l’œuvre que le critique cherche à analyser dans le détail. Il faut relever au passage l’épithète de « romantique », employée à propos du scherzo et dont le sens est précisé comme désignant un mélange de sauvagerie et de sentiment délicat et rêveur (?°).

De la même époque date la Grande sonate pour piano op. 28, que la Gazette signale en 1802 en rééditant les reproches adressés aux premières œuvres de Beethoven. Cette sonate est déclarée « vraiment grande », mais le premier et le troisième de ses mouvements vont « jusqu’à l’étrangeté et à l’extravagance » (?°).

Page 1