AMZI,, IV, n° 40, col 650 et suiv
25. « Diese Sonate von Beethoven in As dur ist ohne Zweifel eins seiner vollendetsten Meisterstücke in dieser Art. del, gross und erhaben ist ihr Charakter. Fine gewisse Festigkeit und Ruhe, die der Ausdruck der Würde ist, herrscht in ihrem Gange und in der Art, wie sie hohe Affekte und Leidenschaften reden lässt. Schon das Thema zu den Variazionen, womit sie anfängt, macht den tiefen Kindruck eines edeln gefühlvollen Gemüths, indem sich männliche Energie mit sanfter Innigkeit verbindet. Oft neigt sich die Empfindung zum finstern schauerlichen Ernst, bald aber lôst sie sich in mildere Tône auf. Das scherzo all° molto ist voll hinreissenden Feuets, und hat eine romantische Mischung von Wildheit und zarter Schwärmerei, die sich schwerlich schildern lässt…. » (Zeitung für elegante Welt, Leipzig, n° 118 [24 juillet 1807], col. 941-942).
26. [Diese Sonate] « ist wirklich gross, und, besonders der erste und dritte Satz (die Res + deren vier), bis zum Seltsamen und Abentheuerlichen eigen (AMZL, V, n° 11, col. 190).
Puis voici quelques lieder. D'abord À l'espérance, sur une poésie de Tiedge (op. 32), publié seulement en 1806, et dont la Gazette de Leipzig soulignera la valeur expressive (*’). Ensuite Six lieder de Gellert (op. 48), composés en 1802, publiés en 1803, et dont le compte-rendu, publié en 1804 dans la Gazette, relèvera l'intérêt « soit du point de vue de la musique en soi, Soit de celui de la musique expression de la poésie ». Une seule réserve sera faite, « lorsque le contenu de la poésie est presque uniquement doctrinal (n° 2 : So jemand spricht — ich liebe Gott) » (*). Cette réserve s explique par la conception de la musique expressive qui est celle du critique : la musique peut exprimer la poésie, non une doctrine.
La même année, rendant compte des Variations pour piano op. 35, la Gazette avait loué l’art de Beethoven, qui lui « assure une place au premier rang des auteurs de musique instrumentale. Cherchant à analyser la « physionomie géniale » de ses travaux, elle avait distingué parmi ses traits principaux « un sentiment profond et intime poussé jusqu’à la passion » (°°).
En 1804, Beethoven fait exécuter à Vienne une œuvre importante : la Deuxième symphonie, op. 36, en ré majeur. La ‘Gazette de Leipzig signale, dans un numéro d’août, que le premier concert d'abonnement de l’Augarten a commencé par cette Deuxième symphonie, originale, énergique, savante et à effet, mais où il faudrait pratiquer quelques coupures et sacrifier « quelques modulations vraiment trop étranges » (°°). Compterendu sans grande importance, qui se contente de reprendre les éloges et les reproches qu’on peut déjà considérer comme traditionnels à l’adresse de Beethoven.
À la fin de l’année 1804, la Deuxième symphonie a été exécutée deux fois à Leipzig. Le critique de la Gazette la trouve, lui aussi, trop longue et lui reproche l’emploi excessif des ins-
truments à vent. Il a pourtant le sentiment que c’est là une œuvre extrêmement importante et qu’elle restera (°!).
27, « Eine Kleinigkeit, die nicht übersehen werden solite! Das Lied ist mit Gefühl aufgefasst, und eben so, bey aller Einfalt, wiedergegeben » (AMZI,, VIII, n° 51, col. 815).