Tbtd., col
40. « Sie gehôrt zu den wenigen Sinfonien, die mit ihter geistvollen Energie die Phantasie des Zuhôrers in erhabenen Schwung setzen und sein Herz zu mächtigen Empfindungen hinreissen. Aber der Kenner geniesst sie erst ganz, je tiefer er in den technischen und ästhetischen Gehalt des originellen Werkes eindringt » (Z{g. f. eleg. Welt, Leipzig, n° 35 [2 mars 1807], col. 276).
41. « Ein ganzes Repositorium neuer Ouverturen u. dgl. wiegt aber gewiss Beethovens grosse — wie er selbst sie nennt, heroische Sinfonie (n° 3) auf... Man hatte das Auditorium nicht nur durch eine besondere Anzeige auf den gewôhnlichen Konzertzetteln, sondern auch durch eine kurze Charakteristik jedes Satzes, vornähmlich in Ansehung der vom Komponisten beabsichtigten Wirkung aufs Gefühl, aufmerksam gemacht, — und es,
Mais voici, en juillet de la même année, dans le Morgenblatt für gebildete Stände, un article dont l’auteur, qui signe E. W., recherche comment la Symphonie héroïque peut révéler le caractère de son auteur, qu’il considère comme apparenté à celui de Jean-Paul.
Le seul moyen, affirme-t-il, qui permette de se faire une idée du caractère d’un musicien, c’est de le comparer à des poètes, car la poésie, où les hommes ne voient qu’un jeu séduisant, peut lancer sa lumière « dans les profondeurs de tous les autres arts et même dans l’abîme de la vie et dans les ténèbres de l’éternité » (*). I1 déclare ensuite que Haydn est comparable à Wieland, Mozart à Schiller et Beethoven à Jean-Paul, puis il cherche à analyser le caractère de Beethoven d’après la Symphome héroïque.
La tendance principale de Beethoven serait un penchant à l'humour dans le sens de Jean-Paul. Ce caractère est nouveau dans la musique et on ne peut encore prononcer à son endroit ni éloge ni blâme : il faut attendre que Beethoven ou ses successeurs aient obtenu dans cette direction un résultat bien net. Pour le moment, Beethoven n’est qu’un esprit qui cherche.
Dans le premier mouvement, qui « nous transporte presque dans une nuit enchantée de Shakespeare », cet humour jean-
paulien se manifeste par une lutte contre le rythme fondamentali(®).
I y aurait beaucoup à dire, continue le compte-rendu, sur la Marche funèbre, si toute remarque ne paraissait immédiatement engendrée par le titre du morceau et par le but de l’auteur ainsi révélé, plutôt que par « une conscience véritablement pure », c’est-à-dire sans doute par un esprit non prévenu. Les grondements du violoncelle à la fin de la deuxième partie sont la voix grinçante de la mort, le passage en majeur est indigne d’un « véritable humoriste », mais fait pourtant contraste avec le mi-
soviel môglich, vorbereitet, gerade das zu erwarten, was ihm geboten wurde » (AMZI,, IX, n° 31, col. 497). — Te programme portait les indications suivantes : 1) Allegro fier et splendide; 2) Marche funèbre sublime et solennelle; 3) Scherzando impétueux; 4) Grand Finale en style sévère. Cf. J.-G. PROD'HOMME, Les Symphonies de Beethoven, 117.
42. « Denn die Poesie, dieser ewige Lichtquell, wirft oft ihre Sternenblicke kühn und freundlich in die Tiefe aller übrigen Kunst, je in den Abgrund des Lebens, und durch die Dunkel der Ewigkeit, während uns Menschen ihre Erscheinung nur ein schônes Spiel leise vorüberziehender Wellen dünkt » (Morgenblatt f. geb. Stände, n° 163 [9 juillet 1807],
43. « Das erste Decrescendo, wo der Bass zum sanften Moll ein so trôstendes Pizzicato spricht, wodurch wir uns in der Folge beynahe in eine Shakespeare-Zaubernacht hingerückt fühlten ! In diesen Extremen, und in der ôfteren und schnellen Abwechslung furchtbarer, takterschütternder Paukenstôüsse liegt ein grosser Theil von B.s Humor » (Tbid., 650).
neur (“*). Le scherzo « paraîtra à plus d’un comme un repas funèbre de joyeux héritiers ». Le final a un caractère indécis, son deuxième thème n’est « rien moins qu’étrange ou romantique », la conclusion est surtout bruyante (‘°).
Ce curieux article est le premier essai bien net qu’on ait fait, à propos d’une œuvre de Beethoven, pour donner une interprétation romantique de sa musique et de sa personnalité.
L'auteur y considère la poésie comme un élément commun à tous les arts, qui porte une lumième surnaturelle dans les mystères de la vie et dans l’obscure éternité, révélant à l’artiste la réalité profonde de choses dont le commun des mortels ne perçoit que l’apparence. Beethoven est un poète, et un poète qui cherche à introduire dans l’art musical quelque chose de tout à fait nouveau : l’humour à la manière de Jean-Paul.
Cet humour est défini comme résidant dans le contraste entre la poésie de certains passages, qui font songer à de poétiques nuits shakespeariennes, et de violents bruits rythmiques qui luttent contre le rythme naturel du morceau et qui évidemment nous ramènent sur la terre. Dans l’analyse de la Marche funèbre, il semble bien aussi que l’expression « humoristique » soit liée aux seuls contrastes rythmiques et au ffacas subit qui provoque un effet de surprise. Ce n’est pas dans ce sens qu’en 1812 le compte-rendu déjà cité de la Deuxième symphonie traitera Beethoven d’humoriste (“).
Le romantisme de cette conception est évident. Il est pourtant curieux de constater que l’auteur de l’article n’emploie le terme de « romantique » que pour reprocher à un passage du dernier mouvement son manque de romantisme.
Entre temps, le correspondant viennois de la Gazette maintient sa première appréciation. Au début de 1808, ayant réen-
44. « Der Major trägt hier und da offenbar ein zu lustigtändelndes Gepräge, welches sich kaur ein wirklicher Humorist hier erlauben kônnte. Desto glücklicher ist der schreckliche Iärm am Schlusse erfunden, der das Dur in seiner hôchsten Würde darstellt, den wahren Charakter des Fürchterlichen wieder anninmt, und gleich den Donnern der Evwigkeit über die Gräber hinrollt. — Bald nach dem Major erhebt sich im Fugensatz ein Klagegeheul, das wieder für eine vôllig neue Frscheinung am musikalischen Horizon gelten kann, und immer rein bleibt, wie ein fester Orgelschlag » (Zbd., 651).
45. « Bey dem Finale versetzt der Anfang des Al1° molto in eine bloss seltsame Stimmung, also in gar keine. Und doch ist das folgende (bereits bekannte) Thema nichts weniger als seltsam oder romantisch und für viele wird sogar der Anfang ermüdend seyn, bis endlich bey der vierten Wiederholung das Ganze sich mit grosser Lieblichkeit füllt… Im Schlusse findet man mchr Lärm, als jene glänzende kônigliche Pracht, von der wir oben bey Eberl ein Beyspiel anführten » (Zbid., 651).