‹ Le "Romantisme" de Beethoven Contribution à l'étude de la formation d'une légendeChapitre 155 sur 356 · AMZI, IX, n° 25, col · texte numérisé non relu

AMZI, IX, n° 25, col

64. « Diese Sonate gehôrt zu den originellsten und schônsten Produkten des genialischen Beethoven. So verschieden nüancirt ihr affektvoller Ausdruck ist, der bald zärtlich sanft und innig, bald heroisch kraftvoll zum Herzen spricht, so bezaubernd und hinreissend wirkt doch die Einheit des Ganzen mit allen seinen Kontrasten » (Zi{g. f. eleg. Welt, Leipzig, n° 9 [15 janv. 1807], col. 70).

6s « Jedermann kennet Bs Weise, die grosse Sonate zu bearbeiten,; und bey aller — bey der. grôüssten Mannichfaltigkeit im Kinzelnen, bleibt B. dieser seiner Weise doch im Ganzen immer ziemlich treu. In dem ersten Satze dieser Sonate (13 Seiten im 12 /8 Takte) hat er einmal wieder viele bôse Geister losgelassen, wie man diese aus andern seiner grossen Sonaten auch kennet; aber wahrhaftig, es ist hier auch der Mühe werth, mit den argen Schwierigkeiten nicht nur, sondern auch mit mancher Anwandlung des Unwillens über gesuchte Wunderlichkeiten und Bizarrerien, zu kämpfen !.. Dass es dabey auch nicht an Stellen fehlt, die den grossen Künstler gar nicht verkennen lassen, versteht sich von selbst » (AMZI,, IX, n° 27, col. 433).

66. « Wenn du nicht fühist, sag’ ich, solche Musik gehe von Herzen zu Herzen, so — hat Einer von uns beyden keins ! » (Zbid., col. 435).

variations pour piano, op. 36, parues à Vienne dans le courant de la même année. Le critique loue l’unité de ces variations, qui conservent toutes le caractère du thème. Il les compare à ces séries d’images qu’on trouve chez les poètes orientaux et qui représentent le même objet vu différemment. Quelques-unes sont artificielles, d’autres sont, par l'invention et la réalisation, de véritables petits chefs-d’œuvre. La conception originale de Beethoven paraît quand on compare ses variations à celles de Haen-

del (°’).

Puis voici, toujours dans la Gazette de Leipzig, les premières mentions de l’ouverture de Coriolan. À propos de sa première exécution à Vienne, elle est brièvement jugée « pleine de force et de feu (‘*). Un peu plus tard, à propos de sa première exécution à Leipzig, pendant la foire, elle est appréciée comme une œuvre très importante, plutôt apparentée au style de Cherubini qu'aux œuvres orchestrales précédentes de Beethoven. Il faut surtout relever la constatation qu’elle cherche à produire « plutôt un effet profond qu’une impression brillante » (°°).

Aucun de ces comptes-rendus ne cherche à rivaliser avec celui de Hoffmann. Le seul qui devait esayer de rattacher l’ouverture au drame de Collin et d’en indiquer la valeur expressive et psychologique a paru beaucoup plus tard, en 1825, dans la Gazette musicale de Berlin et est dû à A. B. Marx.

Au cours d’un concert, rapporte Marx, on a acclamé Mercadante, Paër et des variations sur un thème de Carafa, mais l’ouverture de Coriolan est passée inaperçue. Le public berlinois n’est donc pas préparé, comme par exemple celui de Leipzig, à apprécier de telles œuvres. Les programmes des concerts sont d’ailleurs de nature à avilir le goût du public et à lui faire oublier qu’il s’agit, dans cette ouverture, de « condenser l’idée

qui anime la pièce, de préparer au drame et d’y amener l’auditeur ».

67. « B. folgt in iesem Werkchen der ältesten, besonders der altdeutschen Weise, Variationen zu schreiben, mehr, als der jetzt gebräuchlichen; und namentlich hat Händel Variat. in dieser Gattung, nur allerdings mit weit weniger frey und leicht bewegter, aber auch weniger hin- und herflatternder Phantasie, ausgearbeitet, Durch diese Prozedur hat B. auch diesem kleinen Produkte einen anziehenden Reiz des Ungewôhnlichen zu geben gewusst » (AMZLI,, X, n° 6, col. 94).

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