AMZI, X, n° 15, col
69. « Der Charakter dieser Ouverture ist gross, und ernst, bis zum Düstern: mit vieler Sorgfalt und unverkennbarem Fleiss ist sie streng und kunstgelehrt durchgeführt, und übrigens en He auf tiefe, als auf schimmernde Würkung berechnet » (AMZL, X, n° 35, Col. 559).
L'interprétation de l’ouverture que propose ensuite Marx est à rapprocher de celle de Hoffmann (’‘). A plus de douze ans d’intervalle, il reprend à sa façon le point de vue de l’auteur des Kreisleriana : Beethoven a dégagé et traduit musicalement, en dehors de toute contingence, l’idée du drame de Collin. Les personnages qui paraîtront ensuite sur la scène ne feront que matérialiser, mettre en anecdote ce que Beethoven a déjà exprimé sous sa forme la plus générale et la plus pure. Marx n’appuie pas, comme l'avait fait Hoffmann, sur l'interprétation fantastique de l’ouverture, où s’exprimerait « un monde d’esprits inconnu ». Pourtant tous deux sont d’accord pour y voir, non de la musique descriptive, mais une sorte d'épuration du conflit tragique, dont l’expression musicale est dégagée de tout élément anecdotique et transportée dans le domaine des idées pures.
Presque en même temps que l’ouverture de Coriolan, la Gazette de Leipzig signale la Quatrième symphonie, donnée d’abord sans succès au théâtre, puis dans un concert d'amateurs avec un succès que l’auteur du compte-rendu estime mérité, surtout par le premier allegro, « très beau, plein de feu et travaillé avec de riches harmonies » et par le menuet et son trio qui est « un caractère particulier et original » (").
Cette information est bien brève et vague. I1 ne semble d’ailleurs pas que la Symphonie en si bémol ait beaucoup attiré l’attention de la critique. Elle n’est signalée qu’assez rarement dans les correspondances de la Gazette, sans faire jamais l’objet d’une véritable analyse. En 1816, le correspondant de Cassel trouvait opportun de reprendre, à son sujet, le reproche de recherche excessive de l'originalité (”?).
70. « Es ist in den meisten frühern Konzerten genug geschehen, um das Publikum.… so weit hinunterzustimmen und vergessen zu machen, dass es bei der Ouvertüre auf etwas ganz anderes, auf die Konzentrirung der im Stücke waltenden Idee, auf die Vorbedeutung und Hinleitung zu ihr ankommt. Diese Aufgabe ist nun in Beethovens Ouvertüre zu Koriolan 50 gelôst, wie er es vermag. Wenn wir uns den stolzen, heftigen, gross-sinnigen Jüngling denken, von der Volkspartei verbannt, von den Fdlen, für die er den Kampf mit jener einging, verlassen — an der Spitze der Krbfeinde siegreich auf Rom eindringend, aller Versühnung unzugänglich, der Bitte taub und dann durch kindliche Liebe und Ehrfurcht vor der Mutter in seinem grimmigen Hass, in seinem Rachegelübde besiegt, sich nochmais verbannen und einsam in Vergessenheit und Nacht hinwandern, oder (wie andre Geschichtschreiber meinen) unter den Schwerdtern seiner argwôhnischen Krieger den Tod für seine Versôhnung leiden —- da haben wir den Inhalt der Ouvertüre. Jeder Satz in ihr.. hat unverkennbar Bedeutung und das Ganze stelit sich so inhaltschwer und gross zusammen, wie der Vorgang, erstirbt in Trauer und Dunkel, wie Koriolans Ieben.
« Soviel wenigstens hätte dem Theile des Publikums voraus angedeutet werden sollen, der sich, wie gesagt, dergleichen gar nicht vermuthen kann und es schon darum nicht findet » (BAMZ, 1825, n° 49, 395-396).