FINALE
Stimm’ in den Siegeshymnus sel’ger Geister Dann jubelnd ein, der Erdenschickung Meister, Und ärndte, Dulder, die verdiente Krone !
(BAMZ, 1825, n° 3, 24 : Allerlei (eingesandt), 121 sonnet).
86. « Was kann und soll Ref. von diesem Riesenwerk sagen? Erist viel zu bescheiden, es beurtheilen zu wollen. Nur sein Gefühl sey ihm erlaubt auszudrücken, wie es jedem Tayen erlaubt ist. Dass diese, so wie alle Compositionen Beethovens, genial und originell ist, erkennt er in voller Demuth an. Ist aber auch alles Originelle in der Kunst schôn? Dieses bezweifelt er. Ob nun gleich die heutige Sinfonie ihm klarer und fasslicher war, als die meisten neueren ihres Schôpfers, so hat sie doch viele Stellen, die so barock und wild sind, dass sie dem Ref. nicht ästhetisch schôn, mithin dem guten Geschmack zuwider zu seyn schienen. Dabeïi ist nach seinem Gefüh1 die ungeheure Länge der Abtheilungen (Bestandtheile) besonders des fast endlosen dritten oder Schluss-Satzes, hôchst ermüdend. Nichts ist (glaubt er) zweckwidriger, als den Zuhôrer zu übersättigen und ihm keinen
Wunsch des fernern Genusses zu lassen » (Allgem. musikal. Anzei ger, Francfort /M., n° 26 [23 déc. 1826], 207).
Une œuvre dont le titre et l’argument qui |’ accompagnait suggéraient fatalement une interprétation romantique, c’est la Sixième symphonie ou Symphonie pastorale. Cet argument, le compte rendu de la première audition à Vienne, dans la Gazette de Leipzig, le reproduisait d’après le programme de la soirée :
« Symphonie pastorale (n° 5), plutôt expression du sentiment que peinture.
«1®T morceau. — Sentiments agréables qui s’éveillent dans l’homme à l’arrivée à la campagne.
« 2€ morceau. — Scène au bord du ruisseau.
«3e morceau. — Joyeuse réunion de paysans.
«4® morceau. — Eclatement du tonnerre et de la tempête, suivi de
«5° morceau. — Sentiments bienfaisants après la tempête,
joints à la reconnaissance envers la divinité » (7).
Le compte rendu des deux premières auditions à Leipzig, paru peu après, estimait que la Pastorale était « un produit non moins curieux et original » que la Cinquième. Une analyse assez développée cherchait à préciser le contenu sentimental et pittoresque des divers mouvements. De-ci, de-là, le critique fait quelques réserves : un peu d’étrangeté, quelques longueurs, des libertés harmoniques. Il affirme, à la fin, sa coénfiance dans le succès de l’œuvre et déclare qu’un qualificatif ou sous-titre aide grandement l’auditeur à saisir une œuvre de ce genre. Mais sa critique suprême est formulée à la fin : le contenu de l’œuvre ne correspond pas à ce qu’annoncent les titres des diverses parties, il reste personnel à l’auteur. Il aurait donc mieux valu substituer au titre de la symphonie l'indication : « Fantaisies d’un musicien à propos des objets indiqués par Beethoven » (°°).