AMZL,, XVIII, n° 48, col. 817 et suiv
124. « Das vierte Glied dieses musikalischen Cyclus ist das Finale, worin ein wildes, schwelgendes Leben athmet, welches nur durch wenige heitere Sonnenblicke erleuchtet ist. Es... gleicht in Plan, Haltung und Charakteristik ‘dem wüsten Stürmen und Treiben eines jungen Verschwenders, der die erwachenden Gewissensbisse in einem Meer von rauschenden Vergnügungen zu ersäufen bemüht ist » (AUgem. musikal. Zeitung, Vienne,
1817, n° 4, col. 40).
OA
Cette interprétation expressive ne pouvait d’ailleurs manquer d’être formulée. On la trouve, la même année, dans la Gazette de Leipzig, sous forme d’un fragment extrait des Lettres de Rosalie à Serena, que Friedrich Mosengeil, l’auteur du texte destiné à relier, au concert, les divers morceaux de la partition d'Egmont, faisait paraître la même année
Une de ces lettres, datée de Bonn, le 12 novembre 1816, présente les divers instruments participant à l’exécution de la Septième symphonie comme des individus animés. Dans la symphonie, des voix d’esprits se font entendre comme en rêve. Le final est considéré comme décrivant une fête d’esprits. La lettre se termine par un éloge ambigu de Beethoven, comparé à un écuyer qui ferait faire de la haute école à Pégase (*?°).
Les esprits, le rêve, l’individualisation des instruments : Mosengeil se meut ici en pleine ambiance romantique, il est l’héritier direct de Hoffmann.
En novembre de la même année, le Leipziger Kunstblatt signale une audition de la Septième symphonie. Le romantisme auquel on peut rattacher ce compte rendu est plutôt celui de Jean-Paul que celui de Hoffmann : la symphonie de Beethoven est un jeu de son imagination, de son humour qui suggère à l’auditeur toute une fantasmagorie gracieuse et folle (??*).
Enfin, l’un des sonnets sur des œuvres de Beethoven publiés en 1825 dans la Gazette musicale de Berlin est consacré à la! Septième symphonie. Ici encore il s’agit d’une interprétation romantique du contenu de l’œuvre : la symphonie a suggéré à l’auteur du sonnet une série de tableaux gracieux, de: scènes